A/HRC/RES/37/31
Notant avec une vive préoccupation que l’ensemble des décisions et communiqués
pertinents de l’Union africaine et de l’Autorité intergouvernementale pour le
développement, et le communiqué du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine en
date du 22 septembre 2017 qui, entre autres, condamnait fermement tous les actes de
violence sexuelle et sexiste et l’enrôlement illégal d’enfants dans des activités militaires et
exhortait le Gouvernement sud-soudanais à enquêter sur les crimes qui auraient été
perpétrés et à traduire sans délai leurs auteurs en justice, et son communiqué du 8 février
2018, dans lequel le Conseil a notamment réitéré l’appel que l’Union africaine a lancé au
Soudan du Sud pour qu’il signe d’urgence et sans plus tarder le mémorandum d’accord sur
la création du tribunal mixte pour le Soudan du Sud,
Notant avec satisfaction que le Gouvernement sud-soudanais s’est engagé à
coopérer avec le Haut-Commissariat, les titulaires de mandat au titre des procédures
spéciales du Conseil des droits de l’homme, l’Examen périodique universel et la
Commission sur les droits de l’homme au Soudan du Sud dans l’exercice de son mandat,
Demandant à toutes les parties au conflit d’appliquer pleinement l’Accord sur le
règlement du conflit en République du Soudan du Sud et de conclure un cessez-le-feu
permanent, rappelant aux parties leurs obligations internationales, notamment celles
relatives à la protection des civils, ainsi que leurs obligations en vertu de l’accord de
cessation des hostilités du 21 décembre 2017, exprimant sa grave préoccupation devant la
persistance des violations avérées de l’accord par les parties et exhortant ces dernières à
s’engager sur la voie d’un règlement pacifique du conflit actuel par l’entremise du Forum
de revitalisation de haut niveau de l’Autorité intergouvernementale pour le développement,
Rappelant ses préoccupations devant les actes d’incitation à la haine et à la violence
à motivation ethnique commis par toutes les parties, les informations selon lesquelles des
civils sont pris pour cible en raison de leur appartenance ethnique et la violence sexuelle et
sexiste est omniprésente, l’escalade de la violence et le fait que les civils et les centres de
santé sont pris pour cible,
Se déclarant profondément préoccupé que 5,1 millions de Sud-Soudanais soient en
situation d’insécurité alimentaire, que 1,9 million aient été déplacés à l’intérieur du pays et
qu’environ 2,4 millions l’aient été vers l’extérieur du pays, notant que la crise humanitaire
s’explique principalement par le conflit, félicitant les organisations humanitaires pour l’aide
qu’elles continuent d’apporter aux populations touchées et rappelant que toutes les parties au
conflit doivent autoriser et faciliter, en toute sécurité et sans entrave, l’accès complet, sûr et
libre du personnel, du matériel et des fournitures des organismes de secours, en franchise de
droits et taxes inutiles, à tous ceux qui en ont besoin, s’agissant notamment des personnes
déplacées et des réfugiés, compte tenu des principes directeurs des Nations Unies en matière
d’aide humanitaire que sont l’humanité, la neutralité, l’impartialité et l’indépendance,
Insistant sur l’inviolabilité des locaux de l’ONU et soulignant que les attaques
contre des civils et des missions de l’ONU peuvent constituer des crimes de guerre,
Condamnant avec la plus grande fermeté toutes les attaques visant le personnel et
les installations humanitaires, qui ont entraîné la mort d’au moins 95 travailleurs
humanitaires depuis décembre 2013, se déclarant vivement préoccupé par le fait que des
civils qui avaient cherché refuge sur des sites de protection des civils aient été attaqués,
tués, traumatisés ou déplacés, et que d’importants dégâts aient été causés aux sites en
question, y compris aux dispensaires et aux écoles, qui ont été incendiés et détruits, et par la
violence sexuelle et sexiste visant les femmes et les filles sortant des sites de protection des
civils partout dans le pays,
Soulignant que c’est aux États qu’il incombe au premier chef de promouvoir et de
protéger les droits de l’homme et rappelant que le Gouvernement sud-soudanais est
responsable de la protection de l’ensemble de la population du pays contre le génocide, les
crimes de guerre, le nettoyage ethnique et les crimes contre l’humanité,
Vivement préoccupé par les informations qui continuent de lui parvenir, faisant état
de violences sexuelles et sexistes généralisées à l’encontre des femmes et des filles, ainsi
que de viols et de viols collectifs commis dans le contexte du conflit, auxquels s’ajoutent
des passages à tabac et des enlèvements, estimant qu’il importe de venir rapidement en aide
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GE.18-05895