A/HRC/RES/55/27 protestations ou qui se sont élevées contre la guerre d’agression de la Fédération de Russie contre l’Ukraine ou le soutien du Bélarus à cette agression, Alarmé par les informations concernant la persistance du recours systématique et généralisé à la torture et à d’autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ainsi qu’à la violence sexuelle et la violence fondée sur le genre contre, notamment, des femmes, des enfants et des jeunes détenus et arrêtés par les autorités bélarussiennes, les conditions inhumaines et le refus de fournir en temps utile des services médicaux adéquats et une aide juridique indépendante aux personnes détenues dans des centres de détention et des prisons, Déplorant le manque persistant d’indépendance et d’impartialité du pouvoir judiciaire, le déni du droit à une procédure régulière et les violations des garanties d’un procès équitable prévues par le droit international des droits de l’homme, telles que la détention prolongée de personnes sans qu’elles aient quelque possibilité que ce soit de contester la légalité de la détention et le manque d’informations sur les accusations portées contre elles, et déplorant également les peines disproportionnées et de plus en plus sévères infligées aux prisonniers politiques, sans que les garanties d’un procès équitable aient été respectées, notamment leur droit à ce que leur cause soit entendue équitablement et publiquement, ainsi que le recours à l’intimidation et les mesures disciplinaires arbitraires prises contre des avocats et leur radiation du barreau pour avoir fourni des services à des personnes arrêtées et condamnées pour des motifs politiques, Gravement préoccupé par les restrictions oppressives aux droits à la liberté de réunion pacifique, à la liberté d’association et à la liberté d’expression, en ligne et hors ligne, qui se traduisent par des poursuites, des actes de harcèlement et d’intimidation et des mesures de répression et d’exil forcé visant des défenseurs des droits de l’homme, la société civile et les médias indépendants, notamment la fermeture ordonnée à grande échelle ou l’autofermeture forcée d’organisations de la société civile et de tous les syndicats indépendants, des décisions arbitraires d’annulation d’autorisations d’exercer une profession, la révocation d’accréditations de professionnels des médias étrangers, l’interdiction des médias indépendants, le blocage des sites Web de médias indépendants, des coupures de l’accès à Internet, la désinformation organisée par l’État au Belarus, les nombreuses perquisitions menées dans des domiciles et des bureaux privés et les mesures de répression prises contre des proches de prisonniers politiques et de personnes ayant quitté le pays, Notant avec une vive inquiétude que, selon le Haut Commissaire et la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme au Bélarus, certaines des violations commises au Belarus pourraient être constitutives de crimes contre l’humanité lorsqu’elles ont été commises dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique lancée contre la population civile et en connaissance de cette attaque, Se déclarant à nouveau vivement préoccupé par le recours continu à la législation pour restreindre les droits à la liberté de réunion pacifique, d’association, d’expression et de religion ou de conviction, en ligne et hors ligne, et d’autres droits de l’homme, en violation du droit international relatif aux droits de l’homme, notamment les modifications apportées à la loi sur les rassemblements de masse, à la loi sur les médias de masse et à la loi sur le barreau et la profession d’avocat, les modifications du code pénal adoptées en mai et décembre 2021, mai 2022 et mars 2023, les modifications du Code des infractions administratives adoptées en janvier 2022, les modifications de la Constitution adoptées par voie référendaire le 27 février 2022, les modifications de la loi sur la citoyenneté adoptées en janvier 2023, le décret présidentiel relatif à la procédure de délivrance de documents et l’accomplissement de certains actes adopté en septembre 2023 et la loi portant modification des lois sur les activités des organisations religieuses, adoptée en décembre 2023, Prenant note avec une profonde inquiétude du recours accru à la législation relative au « terrorisme » et à l’« extrémisme » pour intimider, réprimer et poursuivre les organisations qui expriment des opinions dissidentes et les personnes qui exercent leurs libertés fondamentales, Déplorant la persistance de la discrimination à l’égard des femmes et des filles et des personnes en situation de vulnérabilité, telles que les personnes handicapées, les personnes 2 GE.24-06495

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