A/RES/51/62 Page 2 Notant que ceux qui introduisent clandestinement des étrangers contraignent fréquemment ces migrants, dans l'État de destination, à diverses formes de servitude pour dettes, impliquant souvent des activités criminelles, en contrepartie de leur passage, Considérant que les facteurs socio-économiques influent sur le problème de l'introduction clandestine d'étrangers et contribuent également à la complexité des migrations internationales actuelles, Réaffirmant que la souveraineté et l'intégrité territoriale de tous les États, y compris leur droit de contrôler leurs propres frontières, doivent être respectés, Rappelant que les États parties à la Convention supplémentaire relative à l'abolition de l'esclavage, de la traite des esclaves et des institutions et pratiques analogues à l'esclavage1, faite à Genève le 7 septembre 1956, se sont engagés à prendre toutes les mesures, législatives et autres, qui seront réalisables et nécessaires pour aboutir progressivement et dans les plus brefs délais possibles à l'abolition complète ou à l'abandon de la servitude pour dettes, Convaincue qu'il importe de traiter humainement les migrants et de protéger pleinement leurs droits fondamentaux, Préoccupée par le fait que l'introduction clandestine d'étrangers sape la confiance du public à l'égard des politiques et procédures relatives à l'immigration et à la protection des réfugiés, Tenant compte des efforts que déploient le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, l'Organisation internationale pour les migrations, l'Organisation de l'aviation civile internationale et l'Organisation maritime internationale pour répondre aux demandes d'assistance formulées par les États qui s'efforcent de lutter contre l'introduction clandestine d'étrangers, Soulignant l'importance de la coopération internationale, en particulier d'une coopération urgente entre les États, bilatérale et multilatérale selon qu'il conviendra, afin d'empêcher un tel trafic, 1. Condamne l'introduction clandestine d'étrangers en violation du droit international et national ou d'autres accords entre États et au mépris de la sécurité, du bien-être et des droits de l'homme des migrants, 2. Félicite les États qui ont coopéré pour lutter contre l'introduction clandestine d'étrangers et pour régler certains incidents lors desquels ils ont dû appliquer à l'égard d'étrangers introduits clandestinement sur leur territoire les normes internationales ainsi que les lois et procédures en vigueur dans les États concernés et les renvoyer en toute sécurité vers des destinations appropriées, 3. Demande instamment aux États de prendre les mesures qui s'imposent pour faire échec aux objectifs et activités de ceux qui introduisent clandestinement des étrangers sur leur territoire et protéger ainsi les 1 Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 266, no 3822. /...

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