A/73/257
I. Introduction
1.
Dans sa résolution 71/175 du 17 novembre 2016 sur les mariages d’enfants, les
mariages précoces et les mariages forcés, l’Assemblée générale a pris note avec
intérêt du rapport du Secrétaire général ( A/71/253) et a prié celui-ci de lui présenter,
avant la fin de sa soixante-douzième session, un rapport d’ensemble sur les progrès
accomplis à l’échelle mondiale en vue de l’élimination des mariages d’enfants, des
mariages précoces et des mariages forcés.
2.
Le 22 septembre 2017, le Secrétaire général a adressé aux États Membres et
autres acteurs une note verbale les invitant à communiquer le urs vues sur la question.
Au 15 mars 2018, des réponses avaient été reçues de 24 États Membres 1 , de
10 institutions nationales de défense des droits de l’homme 2 et de 12 organismes des
Nations Unies et organisations de la société civile 3. Le présent rapport est établi à
partir de ces communications, lesquelles sont disponibles dans leur intégralité sur le
site Web du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme 4.
3.
D’après les données disponibles, le taux de prévalence des mariages d’enfants
est en baisse à l’échelle mondiale, et la proportion de femmes qui ont été mariées
alors qu’elles étaient enfants a diminué de 15 % au cours des 10 dernières années 5.
Selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), le nombre total de filles
mariées pendant leur enfance est estimé à 12 millions par année. Les progrès
accomplis au cours des 10 dernières années ont fait réduire de 25 millions le nombre
de mariages d’enfants à l’échelle mondiale, une baisse qui n’aurait pu être envisagée
il y a 10 ans 6. Malgré cette tendance mondiale, le taux de prévalence des mariages
d’enfants, des unions précoces et des grossesses chez les adolescentes rest e élevé, en
particulier dans certaines régions.
4.
Globalement, au cours de la période considérée, de juin 2016 à mai 2018, une
attention accrue a été portée à la question et des mesures ont été prises en vue
d’éliminer les mariages d’enfants, les mariages précoces et les mariages forcés.
Toutefois, les lacunes qui subsistent dans les cadres juridiques et politiques doivent
être corrigées afin d’assurer la durabilité des efforts consentis pour mettre fin à la
pratique.
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Les États Membres sont l’Albanie, l’Australie, l’Azerbaïdjan, le Burundi, le Chili, la Colombie, Cuba,
la France, le Liban, l’Iraq, le Koweït, Maurice, le Mexique, le Honduras, Oman, l’Ouganda, la Suisse, la
Turquie, la Slovénie, l’Espagne, le Soudan, la République arabe syrienne, les États-Unis d’Amérique et
la Zambie.
Les institutions nationales des droits de l’homme des pays suivants ont communiqué des informations :
Arménie, Bolivie (État plurinational de), Colombie, France, Jordanie, Honduras, Guatemala, Mexique,
Serbie et Sri Lanka.
Aide Rapide aux Victimes des Catastrophes-République démocratique du Congo, Alliance AsiePacifique, Association nationale de la promotion et protection des droits de l’homme, Centre for
Reproductive Rights, Filles, pas épouses, Journalists and Writers Foundation, Plan International, Save
the Children, Save the Children et Oxfam Mexique, Youth Association for Development, Fonds des
Nations Unies pour la population (FNUAP) et Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).
Voir www.ohchr.org/EN/Issues/Women/WRGS/Pages/Documentation.aspx.
Voir E/2017/66 et UNICEF, « Selon les nouvelles estimations de l’UNICEF, 25 millions de mariages
d’enfants ont été évités au cours des 10 dernières années grâce à la réalisation de progrès accélérés »,
communiqué de presse, 6 mars 2018. Disponible à l’adresse www.unicef.org/eca/press-releases/25million-child-marriages-prevented.
UNICEF, « 25 millions de mariages d’enfants évités ».
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