A/RES/72/218
Réduction des risques de catastrophe
cibles ambitieux, universels, axés sur l’être humain et porteurs de changement, et
réaffirmant qu’elle s’engage à œuvrer sans relâche pour que ce programme soit
appliqué dans son intégralité d’ici à 2030, qu’elle considère que l’élimination de la
pauvreté sous toutes ses formes et dans toutes ses dimensions, y compris l’extrême
pauvreté, constitue le plus grand défi auquel l’humanité doit faire face et une
condition indispensable au développement durable, et qu’elle est attachée à réaliser
le développement durable dans ses trois dimensions – économique, sociale et
environnementale – d’une manière équilibrée et intégrée en tirant parti de ce qui a
été fait dans le cadre des objectifs du Millénaire pour le développement, dont elle
s’efforcera d’achever la réalisation,
Réaffirmant également les dispositions de sa résolution 69/313 du 27 juillet
2015 sur le Programme d’action d’Addis-Abeba issu de la troisième Conférence
internationale sur le financement du développement, qui appuie et complète le
Programme de développement durable à l’horizon 2030 dont il fait partie intégrante,
qui contribue à replacer dans leur contexte les cibles concernant les moyens de mise
en œuvre grâce à l’adoption de politiques et mesures concrètes, et qui réaffirme la
volonté politique résolue de faire face aux problèmes de financement et de créer à
tous les niveaux un environnement propice au développement durable, dans un
esprit de partenariat et de solidarité planétaires,
Se félicitant de l’adoption du Nouveau Programme pour les villes, à la
Conférence des Nations Unies sur le logement et le développement urbain durable
(Habitat III), tenue à Quito (Équateur) du 17 au 20 octobre 2016 9,
Constatant que, face aux risques de catastrophe, il faut adopter une approche
préventive plus vaste privilégiant davantage la dimension humaine et que, pour être
efficaces, les mesures de réduction de ces risques doivent être conçues pour gérer
des aléas multiformes dans divers secteurs, être accessibles et n’exclure personne,
Rappelant l’appel lancé dans le Cadre de Sendai pour la réduction des risques
de catastrophe (2015-2030) pour que des mesures soient prises en vue de réduire
sensiblement les risques de catastrophe et les pertes en termes de vies humaines, de
moyens de subsistance et de biens économiques, physiques, sociaux, culturels et
environnementaux des personnes, des entreprises, des collectivités et des pays que
ces catastrophes entraînent ainsi que les problèmes de santé qu’elles causent,
Profondément préoccupée par le nombre, l’ampleur et les conséquences
dévastatrices des catastrophes survenues cette année et ces dernières années, qui ont
occasionné des pertes en vies humaines considérables ainsi que des déplacements de
population et causé un préjudice économique, social et écologique durable aux
sociétés vulnérables dans le monde entier, et qui compromettent le développement
durable, en particulier celui des pays en développement,
Considérant qu’il est important de promouvoir l’adoption de politiques et de
plans qui permettent de renforcer la résilience face aux catastrophes et de réduire les
risques de déplacements de population auxquels ces catastrophes donnent lieu,
y compris au moyen de la coopération transfrontière,
Prenant note de la tenue à Bangkok, les 10 et 11 mars 2016, de la Conférence
internationale sur la mise en œuvre des composantes santé du Cadre de Sendai pour
la réduction des risques de catastrophe (2015-2030), qui a adopté les Principes de
Bangkok pour la mise en œuvre des composantes santé du Cadre de Sendai en tant
que contribution à la mise en place de systèmes de santé résilients au titre du Cadre
de Sendai,
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Résolution 71/256, annexe.
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17-23287