A/HRC/RES/35/16 3. Exhorte les États à adopter, à appliquer, à harmoniser et à faire respecter des lois et des politiques visant à prévenir, à combattre et à éliminer les mariages d’enfants, les mariages précoces et les mariages forcés, à protéger ceux qui y sont exposés, notamment dans les situations de crise humanitaire, et à apporter un soutien aux femmes et aux filles déjà mariées, et à veiller à ce que les mariages ne puissent être contractés qu’avec le consentement libre, plein et éclairé des futurs époux et à ce que les femmes jouissent de l’égalité avec les hommes pour toutes les questions relatives au mariage, au divorce, à la garde des enfants et aux conséquences économiques du mariage et de sa dissolution ; 4. Exhorte également les États à abolir toutes dispositions qui pourraient rendre possible, justifier ou entraîner un mariage d’enfants, un mariage précoce ou un mariage forcé, y compris celles qui permettent aux auteurs de viol, d’agression sexuelle, d’exploitation sexuelle, d’enlèvement, de traite des personnes ou d’esclavage moderne d’échapper aux poursuites et à une condamnation en épousant leur victime, en particulier en abrogeant ou en modifiant ces dispositions ; 5. Exhorte en outre les États à promouvoir, à respecter et à protéger les droits de l’homme de toutes les femmes et toutes les filles, notamment leur droit d’exercer un contrôle sur les questions liées à leur sexualité, en particulier leur santé sexuelle et procréative, et de décider librement et de manière responsable de ce qui s’y rapporte, sans subir de contrainte, de discrimination ou de violence, ainsi qu’à adopter et à mettre en œuvre plus rapidement des lois, politiques et programmes qui protègent tous les droits de l’homme et toutes les libertés fondamentales, notamment les droits en matière de procréation, et permettent de les exercer conformément au Programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement, au Programme d’action de Beijing et aux textes issus de leurs conférences d’examen ; 6. Demande aux États de promouvoir et de protéger le droit des femmes et des filles à l’égalité d’accès à l’éducation en mettant davantage l’accent sur un enseignement primaire et secondaire gratuit et de qualité, prévoyant notamment des programmes de rattrapage scolaire et d’alphabétisation pour celles qui n’ont pas suivi un enseignement de type classique ou qui ont quitté précocement l’école, en particulier parce qu’elles se sont mariées ou ont eu un enfant, et permettant aux jeunes femmes et aux filles de prendre des décisions en connaissance de cause sur leur vie, leur emploi, leurs débouchés économiques et leur santé, y compris dans le cadre d’une éducation complète, scientifiquement exacte, adaptée à leur âge et respectueuse de leur culture, qui offre aux adolescents et aux jeunes des deux sexes, scolarisés ou non, des informations tenant compte de l’évolution de leurs capacités concernant la santé sexuelle et procréative, l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, les droits fondamentaux, le développement physique et physiologique, la puberté et les rapports de force dans les relations entre les hommes et les femmes, en vue de renforcer leur estime de soi, de développer leur aptitude à prendre des décisions éclairées, à communiquer et à maîtriser les risques et de favoriser des relations respectueuses, en partenariat étroit avec les jeunes, leurs parents, leurs tuteurs, ceux qui s’occupent d’eux, les éducateurs et les prestataires de soins de santé, afin de progresser vers l’élimination des mariages d’enfants, des mariages précoces et des mariages forcés ; 7. Demande également aux États, agissant avec le soutien des partenaires humanitaires, des prestataires de soins de santé et des experts et en pleine collaboration avec les communautés concernées et les autres parties prenantes, de renforcer le suivi et les interventions pour prévenir, combattre et éliminer les mariages d’enfants, les mariages précoces et les mariages forcés dans les situations de crise humanitaire, notamment en harmonisant ces interventions et en les intégrant dans les efforts axés sur la prévention des conflits, la protection des civils et l’accès aux informations et aux services ; 8. Invite toutes les parties prenantes à promouvoir l’utilisation des Directives pour l’intégration d’interventions ciblant la violence basée sur le genre dans l’action humanitaire, élaborées par le Comité permanent interorganisations ; 9. Encourage les États à promouvoir un dialogue ouvert avec toutes les parties concernées, notamment les chefs religieux et communautaires, les femmes, les filles, les hommes et les garçons, les parents, les tuteurs légaux et les autres membres de la famille, ainsi que les acteurs de l’aide humanitaire et du développement, afin de répondre aux 4 GE.17-11708

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