A/RES/68/303
Renforcement du rôle de la médiation dans le règlement pacifique
des différends et la prévention et le règlement des conflits
4.
Engage les États Membres, ainsi que l’Organisation des Nations Unies et
les organisations régionales et sous-régionales, à continuer de renforcer, le cas
échéant, leurs capacités de médiation aux fins du règlement pacifique des différends
et de la prévention et du règlement des conflits ;
5.
Engage également les États Membres, ainsi que l’Organisation des
Nations Unies et les organisations régionales et sous-régionales, à faire mieux
connaître l’importance de la médiation, selon qu’il convient, notamment par
l’organisation de conférences, de séminaires et d’ateliers, et se félicite à cet égard
des initiatives régionales prises pour renforcer la médiation dans chaque région,
telle l’« Initiative pour la médiation en Méditerranée » ;
6.
Encourage le recours, en tant que de besoin, dans les activités de
médiation, aux Directives des Nations Unies pour une médiation efficace1,
conformément aux buts et principes consacrés dans la Charte ;
7.
Engage les États Membres et les organisations régionales et sous-régionales
à promouvoir une participation égale, entière et effective des femmes dans toutes les
enceintes et à tous les niveaux, plus particulièrement celui de la prise de décisions, au
règlement pacifique des différends et à la prévention et au règlement des conflits ;
8.
Engage le Secrétaire général à continuer à charger des femmes de diriger
des médiations ou d’y remplir le rôle principal et d’intégrer des équipes de
médiation dans le cadre des processus de paix conduits sous l’égide de
l’Organisation des Nations Unies, ainsi qu’à faire effectivement bénéficier tous ces
processus des compétences spécialisées requises concernant la problématique
hommes-femmes, et invite les États Membres et les organisations régionales et sousrégionales à en faire de même ;
9.
Encourage les États Membres à mettre à profit, selon qu’il convient, les
capacités de médiation de l’Organisation des Nations Unies, et, le cas échéant,
celles des organisations régionales et sous-régionales, ainsi qu’à promouvoir la
médiation dans leurs relations bilatérales et multilatérales ;
10. Invite tous les États Membres à envisager de fournir en temps voulu des
ressources suffisantes, ainsi qu’un appui politique soutenu et les compétences
spécialisées requises, y compris par l’intermédiaire de l’Organisation des Nations
Unies, pour la médiation et, au besoin, la mise en œuvre des mesures arrêtées d’un
commun accord à l’issue des processus de médiation, en vue d’assurer leur succès,
et pour les activités de renforcement des capacités de médiation de l’Organisation
des Nations Unies et des organisations régionales et sous-régionales ;
11. Prie le Secrétaire général de continuer à offrir ses bons offices,
conformément aux dispositions de la Charte et des résolutions pertinentes de
l’Organisation des Nations Unies, ainsi qu’à fournir un appui en matière de
médiation, le cas échéant, aux représentants et envoyés spéciaux de l’Organisation,
ainsi qu’aux États Membres et aux organisations régionales et sous-régionales qui le
souhaitent ;
12. Prie également le Secrétaire général de continuer à travailler avec les
États Membres et les organisations régionales et sous-régionales intéressées, à leur
demande et conformément aux mandats adoptés, au renforcement de leurs capacités
de médiation aux fins du règlement pacifique des différends et de la prévention et du
règlement des conflits, notamment par des activités de formation et des échanges de
personnel ;
4/5