A/HRC/RES/38/5 harmonisées pour lutter contre la violence endémique à l’égard des femmes et des filles et soient conformes aux obligations internationales dans le domaine des droits de l’homme ; b) De privilégier une démarche soucieuse d’égalité entre les sexes, de garantir la participation pleine et effective, à un stade précoce, des femmes et des filles à l’élaboration et la mise en œuvre des politiques, lois, programmes, projets, stratégies et instruments réglementaires et techniques dans le domaine des technologies numériques au niveau national, et de mettre en place des mécanismes de suivi et de responsabilisation pour veiller à l’application de politiques et règlements qui tiennent compte des questions de genre, ainsi que d’analyser les effets de ces politiques en concertation et en collaboration avec des femmes spécialistes des technologies numériques, des organisations de la société civile et des défenseurs de l’égalité des sexes ; c) D’appuyer les initiatives que prennent, entre autres, les organisations internationales et non gouvernementales compétentes, les entreprises, les communautés religieuses et les associations locales, les chefs religieux, les parlementaires, les journalistes, les institutions nationales des droits de l’homme, les défenseurs des droits de l’homme, y compris les femmes parmi eux, et les dirigeants et groupes autochtones dans le cadre de leurs efforts visant à mettre en œuvre des mesures, des programmes et des politiques ciblés et accessibles, tout en allouant suffisamment de ressources pour promouvoir l’égalité des sexes et préserver, défendre et protéger les femmes et les filles contre la violence dans les environnements numériques ; d) D’encourager les entreprises du monde numérique, notamment les fournisseurs d’accès à Internet et les plateformes numériques, à renforcer ou à adopter des mesures positives, y compris des politiques internes, visant à promouvoir l’égalité des sexes dans la conception, la mise en œuvre et l’utilisation des technologies numériques, en vue d’éliminer la violence à l’égard des femmes et des filles, et à s’abstenir de présenter les femmes et les filles comme des êtres inférieurs et de les exploiter comme des marchandises et des objets sexuels, pour leur permettre ainsi de devenir des acteurs et des éléments de premier plan ainsi que des bénéficiaires du développement durable ; e) De promouvoir, d’appuyer et de faciliter la participation pleine, égale et effective des femmes et des filles à la conception, la mise en œuvre et l’utilisation des technologies numériques, de sorte qu’elles puissent prendre part pleinement, en toute sécurité et activement à la prise de décisions, aux politiques et à la vie des institutions à tous les niveaux ; f) De concevoir et de mettre en œuvre des programmes éducatifs et des supports pédagogiques, notamment dans le domaine de l’éducation sexuelle, qui s’appuient sur des informations exhaustives et précises, à l’intention de tous les adolescents et les jeunes, en tenant compte de l’évolution de leurs capacités, avec leur participation effective, sous la direction et avec les conseils adéquats des parents et des tuteurs légaux, et avec la participation active de toutes les parties prenantes concernées, afin de les aider à utiliser en toute sécurité les technologies numériques, de modifier les modèles de comportement socioculturels des hommes et des femmes, quel que soit leur âge, d’éliminer les préjugés et de promouvoir et développer des compétences en matière de prise de décisions, de communication et de réduction des risques en vue d’instaurer des relations respectueuses fondées sur l’égalité des sexes et les droits de l’homme, ainsi que des programmes d’information et de formation des enseignants pour l’éducation formelle et non formelle ; g) De veiller à ce que les femmes et les filles puissent exercer le droit à la liberté d’opinion et d’expression en ligne et hors ligne sans discrimination, et ne subissent pas de violences ou de menaces de violences dans l’exercice de ce droit ; h) D’adopter et d’appliquer les mesures législatives et autres nécessaires, en coopération avec les parties prenantes concernées, notamment le secteur privé et les organisations de la société civile, pour prévenir et éliminer la violence à l’égard des femmes et des filles dans les environnements numériques ; i) De prendre en compte systématiquement les questions de genre dans les systèmes de justice pénale et dans les efforts faits pour prévenir et combattre la criminalité, notamment la criminalité organisée ayant recours aux technologies numériques et agissant GE.18-11727 5

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