Intensification de l’action mondiale visant à éliminer les mutilations génitales féminines A/RES/71/168 sur l’élimination des mutilations génitales féminines, cette pratique continue de subsister dans toutes les régions du monde et est souvent de plus en plus répandue chez les femmes et les filles migrantes et réfugiées, S’inquiétant vivement de ce que les ressources continuent de faire cruellement défaut et que le déficit de financement a gravement limité la portée et l e rythme des programmes et des activités visant à éliminer les mutilations génitales féminines, 1. Souligne que l’autonomisation des femmes et des filles est essentielle si l’on veut rompre le cycle de la discrimination et de la violence et promouvoir et protéger les droits fondamentaux, y compris le droit de jouir du meilleur état de santé mentale et physique possible, notamment en matière de santé sexuelle et procréative, et engage les États parties à s’acquitter des obligations que leur imposent la Convention relative aux droits de l’enfant 6 et la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes 7 , ainsi que de l’engagement qu’ils ont pris de mettre en œuvr e la Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes 20 , le Programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement 12, le Programme d’action de Beijing 10 et les textes issus de sa vingt-troisième session extraordinaire, intitulée « Les femmes en l’an 2000 : égalité des sexes, développement et paix pour le XXI e siècle »11 , ainsi que de sa session extraordinaire consacrée aux enfants 21; 2. Engage les États à mettre davantage l’accent sur la formulation et la mise en œuvre de stratégies globales de prévention, notamment en renforçant les campagnes d’éducation, les activités de sensibilisation ainsi que d’éducation scolaire et non scolaire et de formation pour promouvoir la participation directe des filles, des garçons, des femmes et des hommes, et pour que tous les acteurs essentiels, les responsables des administrations publiques, notamment les agents de la force publique, le personnel judiciaire, les agents des services d’immigration et les parlementaires, les prestataires de soins de santé, la société civile, le secteur privé, les dirigeants locaux et les chefs religieux, les enseignants, les employeurs, les professionnels des médias et les personnes qui interviennent directement auprès des filles, ainsi que les parents, les familles et les collectivités, s’emploient à éliminer les comportements et les pratiques nocives, en particulier toutes les formes de mutilations génitales féminines, qui ont des conséquences préjudiciables pour les femmes et les filles; 3. Engage également les États à renforcer les programmes d’information et de sensibilisation, à mobiliser filles et garçons pour les associer activement à l’élaboration des programmes de prévention et d’élimination des pratiques nocives, en particulier les mutilations génitales féminines, à se concerter avec les familles, les dirigeants locaux et les chefs religieux, les établissements d’enseignement, les médias et la société civile, et à fournir un soutien financier accru aux initiatives menées à tous les niveaux pour mettre fin aux normes et pratiques sociales discriminatoires; 4. Exhorte les États à condamner toutes les pratiques nocives pour les femmes et les filles, en particulier les mutilations génitales féminines, qu’elles soient ou non pratiquées dans un centre médical, à prendre toutes les mesures nécessaires, notamment en organisant des campagnes d’éducation, pour préserver les filles et les femmes de ces pratiques, y compris en promulguant et en faisant _______________ 20 21 4/8 Résolution 48/104. Résolution S-27/2, annexe.

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