Les droits de l’homme à l’eau potable et à l’assainissement
A/RES/74/141
notamment lorsque le secteur privé, les donateurs et les organisations non
gouvernementales participent à la fourniture des services ;
p)
De prévoir des mécanismes de responsabilisation efficaces pour tous les
fournisseurs d’eau et de services d’assainissement, notamment ceux du secteur privé,
pour faire en sorte qu’ils respectent les droits de l’homme, ne soient pas à l’origine
de violations de ces droits ou d’atteintes à ces droits, ou n’y contribuent pas ;
6.
Demande aux États et aux organisations internationales d’apporter des
ressources financières et de contribuer à renforcer les capacités et à procéder à des
transferts de technologies pour aider les pays qui en font la demande, en particulier
les pays en développement, à fournir une eau potable et des services d’assainissement
qui soient accessibles et abordables pour tous ;
7.
Demande aux acteurs non étatiques, dont les entreprises, notamment
transnationales, de s’acquitter de leur responsabilité concernant le respect des droits
de l’homme, y compris les droits de l’homme à l’eau potable et à l’assainissement,
notamment en coopérant aux enquêtes menées par les États sur les allégations
d’atteintes à ces droits, et en s’associant progressivement aux États pour déceler les
atteintes à ces droits fondamentaux et y remédier ;
8.
Souligne le rôle important de la coopération internationale et de
l’assistance technique apportée par les États, les institutions spécialisées des Nations
Unies, les partenaires internationaux et les partenaires de développ ement, ainsi que
les organismes donateurs, et engage vivement les partenaires de développement à
adopter une démarche fondée sur les droits de l’homme pour élaborer et mettre en
œuvre des programmes de développement à l’appui des initiatives et des plans
d’action nationaux ayant trait aux droits à l’eau potable et à l’assainissement, et invite
les organisations régionales et internationales à appuyer les efforts faits par les États
en vue de réaliser progressivement les droits de l’homme à l’eau potable et à
l’assainissement, dans le respect de leurs mandats respectifs ;
9.
Demande aux États Membres de développer la coopération internationale
et l’appui au renforcement des capacités des pays en développement en ce qui
concerne les activités et programmes relatifs à l’eau et à l’assainissement, y compris
la collecte, la désalinisation et l’utilisation rationnelle de l’eau, le traitement des eaux
usées, le recyclage et les techniques de réutilisation ;
10. Demande également aux États Membres de renforcer les partenariats
mondiaux en faveur du développement durable afin d’atteindre l’objectif et les cibles
du Programme de développement durable à l’horizon 2030 16, et souligne que le
Programme 2030 marque un changement de paradigme vers un plan d’action plus
équilibré et intégré en vue de la réalisation d’un développement durable qui reflète
l’universalité, l’indivisibilité et l’interdépendance de tous les droits de l’homme ;
11. Réaffirme que le forum politique de haut niveau pour le développement
durable, organisé sous les auspices de l’Assemblée générale et du Conseil
économique et social, joue un rôle central dans le contrôle du suivi et de l’examen au
niveau mondial des objectifs de développement durable et encourage les États
Membres à mettre en commun leurs expériences et leurs meilleures pratiques ;
12.
session.
Décide de poursuivre l’examen de la question à sa soixante-seizième
50 e séance plénière
18 décembre 2019
8/8
19-22240