A/RES/59/205
c)
Par la persistance des exécutions sans considération pour les garanties
internationalement reconnues, et déplore en particulier les exécutions publiques et
l’exécution de personnes âgées de moins de 18 ans, en violation des obligations
incombant à la République islamique d’Iran en vertu de l’article 37 de la
Convention relative aux droits de l’enfant4 et de l’article 6 du Pacte international
relatif aux droits civils et politiques2, de même que les exécutions publiques ;
d) Par le recours à la torture et autres formes de peines ou traitements
cruels, inhumains ou dégradants, en particulier la pratique de l’amputation et de la
flagellation, notant à cet égard qu’en août 2003 le Conseil de surveillance a rejeté la
proposition du Parlement élu préconisant l’adhésion à la Convention contre la
torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants 8 ;
e)
Par la persistance des restrictions apportées à la liberté de réunion et la
dissolution forcée de partis politiques ;
f)
Par le non-respect des normes internationales dans l’administration de la
justice, l’absence de garanties d’une procédure régulière, le refus de garantir un
procès public et équitable et le droit à un avocat, le recours aux lois sur la sécurité
nationale pour dénier les droits de la personne et le non-respect des garanties légales
reconnues sur le plan international, notamment en ce qui concerne les personnes
appartenant à des minorités religieuses, qu’elles soient officiellement reconnues ou
non ;
g) Par la discrimination en droit et en pratique qui subsiste à l’égard des
femmes et des filles à l’échelle nationale, en dépit de légères améliorations
apportées sur le plan législatif, et par le refus du Conseil de surveillance de prendre
des mesures pour y remédier, notant dans ce contexte son rejet, en août 2003, de la
proposition du Parlement élu préconisant l’adhésion à la Convention sur
l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes 9 ;
h) Par la persistance d’une discrimination à l’égard des personnes
appartenant à des minorités, y compris les chrétiens, les juifs et les sunnites, et par
l’aggravation de la discrimination à l’égard des bahaïs, notamment par les cas
d’arrestation et de détention arbitraires, le déni de la liberté de culte ou de la
possibilité de vaquer publiquement à des affaires communautaires et le non-respect
des droits de propriété, la destruction de sites religieux importants, la suspension
d’activités sociales, éducatives et communautaires et le déni d’accès à
l’enseignement supérieur, à l’emploi, aux pensions de retraite et autres prestations ;
i)
Par la persistance des persécutions, notamment par le recours arbitraire et
systématique à la réclusion cellulaire prolongée et des condamnations arbitraires à
des peines de prison des défenseurs des droits de l’homme, des adversaires
politiques, des dissidents religieux et des réformistes ;
j)
Par le report de la visite du Groupe de travail sur les disparitions forcées
ou involontaires de la Commission des droits de l’homme en République islamique
d’Iran ;
3.
Prie le Gouvernement de la République islamique d’Iran :
a) D’honorer les obligations qu’il a librement contractées en devenant partie
aux Pactes internationaux relatifs aux droits de l’homme2 et à d’autres instruments
_______________
8
9
Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 1465, no 24841.
Ibid., vol. 1249, n o 20378.
3
Sélectionner le paragraphe cible3
Se connecter à un paragraphe
Connect to an entity
Disable highlights
Ajouter à la table des matières