A/HRC/RES/57/7
Soulignant que la responsabilité de la gestion des questions économiques et sociales
mondiales et des menaces qui pèsent sur la paix et la sécurité internationales doit être partagée
entre les États et devrait être exercée dans un cadre multilatéral et que l’Organisation des
Nations Unies, organisation internationale la plus universelle et la plus représentative, a un
rôle central à jouer à cet égard,
Préoccupé par le fait que certains États continuent de recourir systématiquement à une
application extraterritoriale abusive de leur législation nationale d’une manière qui porte
atteinte à la souveraineté d’autres États, aux intérêts légitimes d’entités ou de personnes
placées sous leur juridiction et à la pleine jouissance des droits de l’homme,
Considérant les importants changements qui se produisent sur la scène internationale
et le fait que tous les peuples aspirent à l’instauration d’un ordre international reposant sur
les principes énoncés dans la Charte, laquelle souligne notamment la nécessité de promouvoir
et d’encourager le respect de tous les droits de l’homme et toutes les libertés fondamentales
pour tous et, en particulier, le respect du principe de l’égalité de droits et du droit des peuples
à disposer d’eux-mêmes, et sur la paix, la démocratie, la justice, l’égalité, l’état de droit, le
pluralisme, le développement, l’amélioration des conditions de vie et la solidarité,
Réaffirmant que le renforcement de la coopération internationale dans le domaine des
droits de l’homme est indispensable à la pleine réalisation des buts de l’Organisation des
Nations Unies, notamment la promotion et la protection effectives de tous les droits
de l’homme,
Réaffirmant également que la démocratie, le développement et le respect des droits de
l’homme et des libertés fondamentales sont interdépendants et se renforcent mutuellement et
que la démocratie est fondée sur la volonté librement exprimée du peuple, qui détermine le
système politique, économique, social et culturel qui sera le sien, et sur sa pleine participation
à tous les aspects de la vie de la société,
Conscient que la promotion et la protection des droits de l’homme doivent être
fondées sur les principes de la coopération et du dialogue authentique et tendre à renforcer
l’aptitude des États Membres à s’acquitter des obligations qui leur incombent en matière de
droits de l’homme dans l’intérêt de tous les êtres humains,
Affirmant que le droit qu’a chaque État de prendre part à la conduite des affaires
internationales est essentiel à la réalisation d’un ordre international démocratique et
équitable,
Soulignant qu’il importe de renforcer les capacités des pays en développement,
en particulier les pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits
États insulaires en développement, de fournir des fonds suffisants à ces pays et de leur
garantir les transferts de technologies nécessaires, notamment pour les aider à s’adapter aux
changements climatiques et à surmonter d’autres obstacles au développement,
Rappelant qu’il est important d’instaurer un ordre international démocratique et
équitable si on veut faire face rapidement et efficacement aux crises et problèmes mondiaux
actuels, encore aggravés par la pandémie de maladie à coronavirus (COVID-19),
1.
Réaffirme que chacun a droit à ce que règne un ordre international
démocratique et équitable qui favorise la pleine réalisation de tous les droits de l’homme pour
tous ;
2.
Rappelle que la démocratie suppose le respect de tous les droits de l’homme et
de toutes les libertés fondamentales et est une valeur universelle fondée sur la volonté
librement exprimée des peuples de définir leur propre système politique, économique, social
et culturel ainsi que sur la pleine participation des peuples à tous les aspects de leur existence
et réaffirme que l’état de droit doit être consacré et respecté par tous aux niveaux tant national
qu’international ;
3.
Réaffirme le principe selon lequel la volonté du peuple, exprimée par des
élections périodiques et honnêtes, est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics et le
droit de choisir librement des représentants au moyen d’élections honnêtes qui doivent avoir
lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au scrutin secret ou suivant une procédure
équivalente assurant la liberté du vote ;
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GE.24-18550