A/RES/65/219
14. Réaffirme également que la réalisation du droit au développement est
essentielle pour la mise en œuvre de la Déclaration et du Programme d’action de
Vienne, selon lesquels tous les droits de l’homme sont universels, indissociables,
interdépendants et intimement liés et qui font de la personne humaine le sujet
central du développement, en considérant que, si le développement favorise la
jouissance de tous les droits de l’homme, l’insuffisance de développement ne peut
être invoquée pour justifier une limitation des droits de l’homme reconnus au niveau
international ;
15. Souligne que la responsabilité première de la promotion et de la
protection de tous les droits de l’homme incombe à l’État et réaffirme que les États
sont responsables au premier chef de leur développement économique et social et
que l’on ne saurait trop insister sur l’importance des politiques et stratégies
nationales de développement ;
16. Réaffirme que c’est d’abord aux États qu’il incombe de créer, aux plans
national et international, des conditions favorables à la réalisation du droit au
développement et rappelle qu’ils ont pris l’engagement de coopérer les uns avec les
autres à cet effet ;
17. Réaffirme également la nécessité d’un environnement international
propice à la réalisation du droit au développement ;
18. Souligne qu’il faut œuvrer à une acceptation, à une concrétisation et à
une réalisation plus larges du droit au développement aux niveaux international et
national et demande aux États de prendre les mesures requises pour faire de la mise
en œuvre de ce droit une partie intégrante des droits fondamentaux de l’homme ;
19. Souligne également qu’il importe au plus haut point de mettre en
évidence et d’analyser les obstacles à la pleine réalisation du droit au
développement, tant au niveau national qu’au niveau international ;
20. Affirme que si la mondialisation est source à la fois de possibilités et de
défis c’est aussi un processus qui laisse à désirer pour ce qui est d’atteindre
l’objectif d’intégration universelle de tous les pays, et souligne qu’il est nécessaire
d’adopter, aux niveaux national et mondial, des politiques et des mesures en vue de
relever les défis de la mondialisation et d’exploiter les possibilités qu’elle offre, si
l’on veut que ce processus soit ouvert à tous et équitable ;
21. Constate que, malgré les efforts assidus de la communauté internationale,
l’écart entre pays développés et pays en développement demeure d’une ampleur
inacceptable, qu’il reste difficile pour la plupart des pays en développement de
participer à la mondialisation et que nombre d’entre eux risquent d’être marginalisés
et privés dans les faits de ses avantages ;
22. Se déclare profondément préoccupée, à ce propos, par le fait que la
réalisation du droit au développement pâtit de la nouvelle aggravation de la situation
économique et sociale, notamment dans les pays en développement, engendrée par
les crises énergétique, alimentaire et financière internationales et la multiplication
des difficultés liées au changement climatique planétaire, ainsi que par
l’appauvrissement de la diversité biologique, facteurs de vulnérabilité et d’inégalité
accrues qui ont également mis en péril les acquis du développement, notamment
dans les pays en développement ;
23. Souligne que la communauté internationale est loin d’atteindre l’objectif,
énoncé dans la Déclaration du Millénaire4, d’une réduction de moitié, d’ici à 2015,
du nombre de personnes vivant dans la pauvreté, réaffirme l’engagement qui a été
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