A/HRC/50/25 internationales leur a permis d’être mieux protégées contre les actes d’intimidation et le harcèlement. 54. La participation à des activités − notamment de sensibilisation − proposées par des organisations de la société civile et les encouragements reçus des enseignants et des parents contribuent également pour beaucoup à promouvoir et soutenir le militantisme des filles et des jeunes femmes. Ces dernières ont également mentionné, parmi les aspects fondamentaux contribuant à renforcer leur militantisme, la possibilité de rencontrer d’autres jeunes militantes pour discuter de leurs expériences, de leurs stratégies, de leurs difficultés et de leurs luttes, se soutenir mutuellement et intégrer des réseaux plus larges, y compris des organisations, réseaux et mouvements féministes. Une militante a déclaré : « Ce qui m’a aidé, c’est de savoir que je n’étais pas seule. ». 55. Le dialogue intergénérationnel et les programmes de mentorat basés sur le respect mutuel sont essentiels pour renforcer la motivation des filles et des jeunes femmes à s’engager dans la vie publique et politique, étant donné que celles-ci se tournent vers les adultes pour en savoir plus sur les questions qui les intéressent et sont à la recherche de personnes sur qui prendre modèle 44 . Dans la région Asie-Pacifique, par exemple, une plateforme de dialogue intergénérationnel a été mise en place par l’intermédiaire d’un forum de femmes et d’un forum de jeunes femmes, ce qui a conduit à la création d’un programme intergénérationnel pour le leadership féminin. En revanche, dans certains contextes, l’absence de dialogue intergénérationnel demeure un problème majeur. Plusieurs filles ont indiqué que, bien souvent, les femmes de leur communauté n’avaient pas de temps à passer avec elles pour transmettre leurs connaissances et faire part de leur expérience. D’autres ont affirmé que les femmes adultes étaient parfois plus réticentes que les jeunes générations à défier les normes patriarcales. 56. La collaboration avec les institutions nationales des droits de l’homme et le soutien de celles-ci jouent également un rôle crucial et aident les filles et les jeunes femmes militantes à poursuivre leur action, tout particulièrement lorsqu’elles font face à des menaces, à des représailles ou à d’autres violations de leurs droits humains. Malheureusement, dans de nombreux cas, les filles et les jeunes femmes sont peu au courant de l’existence de ces mécanismes et de leurs méthodes de travail. Il est rare qu’il existe des voies d’accès à ces entités dédiées aux jeunes femmes et aux filles. Favoriser l’appui des familles et de la collectivité 57. La participation à la vie publique et politique de nombreuses filles et jeunes femmes est rendue possible par les encouragements et le soutien des parents, de la famille et des pourvoyeurs de soins. Il est capital que les adultes connaissent et reconnaissent les droits humains des filles et des jeunes femmes, y compris leur droit de participer à la vie publique et politique. Comme l’a souligné le Comité des droits de l’enfant : « Il convient d’aider les adultes à acquérir la capacité de jouer le rôle de mentors et de facilitateurs afin que les adolescents puissent être davantage responsables de leur propre vie et de celle des personnes qui les entourent. ». Les enfants ont le droit de recevoir des conseils visant à renforcer leurs moyens d’action, notamment sur la façon d’exercer leurs droits et de se protéger du danger. 58. Les familles et la collectivité ont souvent besoin d’être aidées dans leur rôle, qui peut nécessiter qu’elles interviennent pour pallier des lacunes dans l’exercice des droits économiques, sociaux et culturels, tels que les droits à un niveau de vie suffisant, au travail, à la sécurité sociale, à des conditions de travail justes et favorables et au meilleur état de santé physique et mentale possible. L’accès personnel à des ressources, richesses et avantages est souvent, dans la pratique, ce qui fait la différence entre les personnes qui peuvent militer et celles qui n’en ont pas les moyens. Bien souvent, les filles et les jeunes femmes appartenant à des groupes défavorisés ou marginalisés ne sont pas suffisamment entendues. Dans le cadre des consultations tenues par le Groupe de travail, bon nombre de militantes ont indiqué 44 16 Voir Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question de la violence contre les enfants, « Children as agents of positive change. A mapping of children’s initiatives across regions, towards an inclusive and healthy world free from violence ». GE.22-06906

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