A/RES/74/148 Protection des migrants Soulignant le caractère multidimensionnel des migrations internationales, l’importance, à ce sujet, de la coopération et du dialogue aux niveaux international, régional et bilatéral, selon le cas, ainsi que la nécessité de protéger les droits de l’homme de tous les migrants, en particulier à l’heure où, du fait de la mondialisation de l’économie, les flux migratoires se multiplient et se produisent sur fond de préoccupations persistantes en matière de sécurité, Consciente de la complexité des flux migratoires et du fait qu’il existe aussi des mouvements migratoires internationaux à l’intérieur de mêmes régions géographiques et, dans ce contexte, demandant que soient mieux étudiés les circuits migratoires à l’intérieur des régions et d’une région à l’autre, Profondément préoccupée par le nombre considérable et croissant de migrants, en particulier de femmes et d’enfants, dont certains non accompagnés ou séparés de leurs parents, qui se mettent en situation de vulnérabilité en franchissant ou en tentant de franchir les frontières internationales, et considérant que les États sont tenus de respecter les droits de l’homme de ces migrants conformément à leurs obligations internationales applicables en matière de droits de l’homme, Sachant qu’il importe de coordonner les actions internationales visant à prêter assistance et soutien aux migrants en situation vulnérable et, s ’il y a lieu, à faciliter leur retour volontaire et en toute sécurité dans leur pays d ’origine ou les procédures permettant de déterminer si une protection internationale est nécessaire, tout en respectant le principe de non-refoulement, Ayant à l’esprit l’obligation que le droit international impose aux États, le cas échéant, d’agir avec la diligence voulue pour prévenir les crimes visant les mi grants, d’enquêter sur ces crimes et d’en punir les auteurs, et considérant que tout manquement à cette obligation constitue une violation des droits de l ’homme et des libertés fondamentales des victimes, en compromet l’exercice ou le rend impossible, Affirmant que le trafic de migrants et les crimes contre les migrants, y compris la traite, continuent de poser un grave problème et que leur élimination nécessite une évaluation et une action internationales concertées, ainsi qu’une coopération multilatérale renforcée entre pays d’origine, de transit et de destination, Ayant à l’esprit que les politiques et initiatives en matière de migration, notamment celles qui sont relatives à leur bonne gestion, devraient favoriser l’adoption de démarches globales tenant compte des causes et des conséquences de ce phénomène, ainsi que le plein respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales des migrants, Soulignant qu’il importe que, à tous les niveaux de l’État, toutes les réglementations et lois relatives aux migrations irrégulières soient conformes aux obligations que le droit international, notamment le droit international des droits de l’homme, impose aux États, Se déclarant préoccupée par la montée de la xénophobie et de l’hostilité envers les migrants dans les sociétés, tendance qui a des répercussions négatives sur la réalisation des droits de l’homme à l’échelle mondiale, Soulignant que les États sont tenus de protéger les droits de l’homme des migrants, quel que soit leur statut migratoire, notamment lorsqu’ils appliquent leurs politiques relatives aux migrations et à la sécurité des frontières, et exprimant sa préoccupation à l’égard des mesures qui, tout en s’inscrivant dans le cadre de politiques visant à réduire les migrations irrégulières, traitent celles-ci comme des infractions d’ordre pénal plutôt qu’administratif, ce qui a pour effet de dénier aux migrants la pleine jouissance de leurs droits de l’homme et libertés fondamentales, et 4/12 19-22252

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