Mariages d’enfants, mariages précoces et mariages forcés
A/RES/73/153
consentement au mariage, l’âge minimum du mariage et l’enregistrement des
mariages 7,
Réaffirmant la Déclaration et le Programme d’action de Vienne 8 , dont 2018
marque le vingt-cinquième anniversaire, ainsi que le Programme d’action de la
Conférence internationale sur la population et le développement 9, la Déclaration et le
Programme d’action de Beijing 10 et les textes issus de leurs conférences d’examen,
Prenant note des conclusions concertées pertinentes de la Commission de la
condition de la femme,
Se félicitant de l’adoption du Programme de développement durable à l’horizon
2030 11 et prenant acte de la nature homogène du Programme et de la variété des cibles
et objectifs liés à l’élimination des mariages d’enfants, des mariages précoces et des
mariages forcés, notamment la cible 5.3,
Notant avec satisfaction le Programme mondial du Fonds des Nations Unies
pour la population et du Fonds des Nations Unies pour l’enfance visant à accélérer la
lutte contre le mariage d’enfants, ainsi que les instruments, dispositifs et initiatives
internationaux, régionaux, nationaux et infranationaux mis en place pour éliminer les
mariages d’enfants, les mariages précoces et les mariages forcés, notamment la
Campagne de l’Union africaine visant à mettre fin au mariage des enfants, l e Plan
d’action régional visant à mettre fin aux mariages d ’enfants en Asie du Sud, le
Programme interinstitutions visant à mettre fin aux mariages d ’enfants et aux unions
précoces en Amérique latine et dans les Caraïbes et la Loi type de la Communauté de
développement de l’Afrique australe sur l’éradication du mariage des enfants et la
protection des enfants déjà mariés, et encourageant de nouveau la coordination de
l’action à tous les niveaux,
Considérant que les mariages d’enfants, les mariages précoces et les mariages
forcés sont des pratiques néfastes qui violent les droits de la personne, y portent
atteinte et font échec à leur réalisation, qu’ils accompagnent et perpétuent d’autres
pratiques néfastes et violations des droits de la personne, et que ce s actes ont des
répercussions excessivement préjudiciables aux femmes et aux filles, et soulignant
les obligations qui incombent aux États en matière de droits de la personne et les
engagements qu’ils ont pris de promouvoir et de protéger les droits et les libertés
fondamentales des femmes et des filles et de prévenir et d ’éliminer la pratique des
mariages d’enfants, des mariages précoces et des mariages forcés,
Constatant que la protection sociale, l’éducation, des soins de santé adéquats et
une bonne nutrition, le libre accès à l’eau salubre, y compris l’eau potable, et aux
services d’assainissement et d’hygiène, le développement des qualifications et la lutte
contre la discrimination et la violence à l’égard des filles, entre autres, sont autant
d’éléments indispensables à l’autonomisation des filles,
Prenant note des progrès récemment accomplis au niveau mondial en vue de
mettre fin aux mariages d’enfants, aux mariages précoces et aux mariages forcés,
notamment la baisse du pourcentage de filles mariées avant l’âge de 18 ans, qui au
cours des dix dernières années est passé du quart à près du cinquième, tout en
constatant avec inquiétude qu’en dépit de cette tendance mondiale, les progrès sont
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Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 521, n o 7525.
A/CONF.157/24 (Part I), chap. III.
Rapport de la Conférence internationale sur la population et le développement, Le Caire,
5-13 septembre 1994 (publication des Nations Unies, numéro de vente : F.95.XIII.18), chap. I,
résolution 1, annexe.
Rapport de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes, Beijing, 4 -15 septembre 1995
(publication des Nations Unies, numéro de vente : F.96.IV.13), chap. I, résolution 1, annexes I et II.
Voir résolution 70/1.
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