Santé mondiale et politique étrangère : s’occuper de la santé
des plus vulnérables pour une société inclusive
A/RES/72/139
une répartition équitable sur tout le territoire, et à renforcer les moyens de tirer le
meilleur parti du personnel de santé en poste, notamment en développant
l’éducation et la formation en matière de santé dans les zones rurales et au niveau
local et en renforçant les compétences et les capacités institutionnelles des
professionnels de santé, l’objectif étant de se doter d’un personnel de santé plus
performant et socialement responsable ;
19. Exhorte les États Membres à renforcer la protection du personnel
médical et des agents humanitaires dont l’activité est d’ordre exclusivement
médical, de leurs moyens de transport, de leur matériel et des hôpitaux et autres
installations médicales, surtout en temps de conflit armé, conformément aux
obligations spécifiques que leur impose le droit international humanitaire, et
considère qu’il faut mieux protéger les missions médicales pour faciliter le
rétablissement et la fourniture des services de santé de base afin de répondre aux
besoins en matière de santé physique et mentale des personnes touchées par des
conflits, en particulier des femmes et des enfants ;
20. Engage les organes et les entités des Nations Unies à faire preuve de plus
de cohérence sur les questions relatives à la santé mondiale et à la politique
étrangère, y compris en examinant, le cas échéant, les mesures à prendre en la
matière ;
21. Prie le Secrétaire général, agissant en étroite collaboration avec
l’Organisation mondiale de la Santé et les partenaires de développement, et
s’appuyant sur des initiatives pertinentes telles que le Partenariat international pour
la santé CSU2030, d’aider les États Membres, y compris au moyen d’une assistance
technique et de programmes de renforcement des capacités, à créer des systèmes
nationaux de couverture sanitaire universelle et à en renforcer la durabilité, en vue
de promouvoir l’accès des groupes les plus vulnérables aux services de santé ;
22. Se félicite que la première Conférence ministérielle mondiale de
l’Organisation mondiale de la Santé, intitulée « Mettre fin à la tuberculose à l’ère du
développement durable : une réponse multisectorielle », se soit tenue à Moscou les
16 et 17 novembre 2017 et prend note avec satisfaction du document final issu de
celle-ci, qui entre dans le cadre des travaux préparatoires de la réunion de haut
niveau qu’elle tiendra sur la tuberculose en 2018 ;
23. Se félicite également de la tenue à Montevideo, du 18 au 20 octobre
2017, de la Conférence mondiale de l’Organisation mondiale de la Santé sur les
maladies non transmissibles dédiée aux moyens de favoriser la cohérence d es
politiques entre les différentes sphères qui ont une influence sur la réalisation de la
cible 3.4 des objectifs de développement durable d’ici à 2030, qui entre dans le
cadre des préparatifs de la réunion de haut niveau qu’elle consacrera à un examen et
à une évaluation approfondis des progrès accomplis dans la prévention et la maîtrise
des maladies non transmissibles ;
24. Décide de consacrer une réunion de haut niveau à la couverture sanitaire
universelle en 2019 et prie le Président de l’Assemblée générale de proposer avant
la fin de la soixante-douzième session, en étroite collaboration avec le Directeur
général de l’Organisation mondiale de la Santé et en consultation avec les États
Membres, des formules et des modalités pour l’organisation d’une telle réunion,
l’objectif étant de tirer le meilleur parti possible de cette réunion, d’envisager quels
pourraient en être les résultats, ainsi que de compléter et de consolider l’action déjà
engagée dans ce domaine ;
25. Prie le Secrétaire général, agissant en étroite collaboration avec le
Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé ainsi qu’avec d’autres
organisations internationales compétentes, de lui présenter, à sa soixante -treizième
session, au titre de la question intitulée « Santé mondiale et politique étrangère », un
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