A/RES/58/147
garantir une aide juridique et une aide sociale aux victimes de la violence familiale,
ainsi que d’adopter des politiques de rééducation des auteurs de ce type de violence ;
d)
De renforcer les mesures visant à prévenir la violence familiale à l’égard
des femmes ;
e)
De mieux protéger les femmes, notamment, le cas échéant, par des
ordonnances interdisant au conjoint violent d’entrer au foyer familial ou de se
mettre en rapport avec la victime ;
f)
D’assurer ou faciliter une formation convenable, notamment en les
sensibilisant au sexisme, à tous les professionnels s’occupant de la violence
familiale, en particulier des victimes de la violence familiale, fonctionnaires de
police, personnel judiciaire et professions juridiques, personnels de santé,
éducateurs, personnes travaillant auprès des jeunes et travailleurs sociaux ;
g)
D’assurer ou faciliter la fourniture d’assistance aux victimes de la
violence familiale pour le dépôt des plaintes à la police et l’accès aux soins et aux
aides, en créant le cas échéant des centres de services intégrés et des abris et centres
où les victimes soient en sécurité ;
h)
De protéger les femmes, tandis qu’elles cherchent à obtenir réparation,
contre des préjudices supplémentaires dus à des lois ou pratiques ne tenant pas
compte de leur situation particulière ;
i)
De mettre en place des protocoles et des procédures d’intervention de la
police, ou de les renforcer lorsqu’ils existent, afin de garantir que toutes les
dispositions voulues sont prises pour protéger les victimes de la violence familiale
et empêcher les récidives ;
j)
De prendre des mesures pour assurer la protection des femmes victimes
de la violence, leur donner accès à des voies de recours justes et efficaces,
prévoyant notamment l’indemnisation et la guérison des victimes, et la rééducation
des délinquants ;
k)
D’intensifier les efforts de sensibilisation collective et individuelle au
problème de la violence contre les femmes, grâce notamment à une éducation dans
le domaine des droits de l’homme, de mettre en évidence le rôle revenant aux
hommes et aux jeunes garçons dans la prévention et l’élimination de la violence
familiale à l’égard des femmes, et d’encourager et appuyer les initiatives tendant à
promouvoir un changement de mentalité et de comportement chez les auteurs de
violences contre les femmes et leur rééducation ;
l)
D’encourager les médias à mener des campagnes de sensibilisation ;
m) De prendre toutes les mesures propres à émanciper les femmes et à
renforcer leur indépendance économique, notamment en appliquant le principe « à
travail égal, salaire égal » et en leur ouvrant davantage de débouchés professionnels,
ainsi qu’en leur assurant l’égalité d’accès aux ressources économiques et de contrôle
de ces ressources, y compris la terre, le crédit, le microcrédit et des systèmes
d’épargne classiques tels que les banques et coopératives de femmes, et en
garantissant les droits de propriété et le droit de succession, en vue de réduire la
vulnérabilité des femmes à toutes les formes de violence, y compris la violence
familiale ;
n)
De ne pas invoquer les coutumes, les traditions ou les considérations
religieuses pour se soustraire à leur obligation d’éliminer la violence à l’égard des
femmes ;
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