Aide aux réfugiés, aux rapatriés et aux déplacés d’Afrique
A/RES/74/131
l’assistance aux personnes déplacées et le Protocole sur les droits à la propriété des
rapatriés,
Notant avec gratitude la générosité, l’hospitalité et l’esprit de solidarité dont
font preuve les États d’Afrique, en particulier les communautés d’accueil, qui
continuent d’accueillir, malgré la faiblesse de leurs ressources, un grand nombre de
réfugiés fuyant des crises humanitaires ou se trouva nt depuis longtemps dans cette
situation et, à cet égard, sachant gré tout particulièrement aux pays voisins de leur
engagement et de leurs interventions dans les crises humanitaires survenues
récemment sur le continent,
Se félicitant de l’action menée par les États d’Afrique pour faciliter le
rapatriement librement consenti, l’intégration sur place, la réinstallation et la
réadaptation des réfugiés ainsi que la mise en place de conditions propices au retour
volontaire et à la réintégration durable des réfugiés dans leur pays d’origine,
remerciant l’Organisation des Nations Unies d’avoir assuré la coordination de l’aide
humanitaire, remerciant également les donateurs, le système des Nations Unies,
notamment le Haut-Commissariat, les organisations régionales, les organismes
internationaux, les organisations non gouvernementales et les autres partenaires de
poursuivre leur action en la matière,
Se félicitant également de l’action menée en vue de trouver des solutions
durables pour améliorer le sort des réfugiés pendant les crises, et rappelant que ces
solutions incluent le rapatriement librement consenti et, lorsque cela est possible et
indiqué, l’intégration sur place et la réinstallation dans un pays tiers, tout en
réaffirmant que la solution privilégiée demeure le rapatriement librement consenti,
accompagné au besoin d’une aide à la réadaptation et au développement propre à
faciliter une réintégration durable,
Notant que c’est aux pays d’accueil qu’il incombe au premier chef d’aider et de
protéger les réfugiés se trouvant sur leur territoire, notant également qu ’il faut
redoubler d’efforts pour définir et mettre en œuvre des stratégies visant à trouver des
solutions globales et durables, en coopérant comme il se doit avec la communauté
internationale, notamment pour ce qui concerne la répartition des charges et des
responsabilités, et notant en outre les efforts consentis par tous les États à cet égard,
Soulignant que c’est aux États qu’il incombe au premier chef d’aider et de
protéger les déplacés qui relèvent de leur compétence et de s’attaquer aux causes
profondes du déplacement des populations, en coopérant comme il se doit avec la
communauté internationale,
Notant avec préoccupation que les possibilités de réinstallation tendent à se
réduire et consciente qu’il faut accroître ces possibilités de réinstallation,
Notant qu’il faut favoriser l’intensification de l’action visant à permettre et
faciliter le rapatriement librement consenti et l’intégration sur place,
Se félicitant de la poursuite de la mise en œuvre des engagements pris par les
États à la réunion ministérielle intergouvernementale tenue en 2011 pour célébrer le
soixantième anniversaire de la Convention relative au statut des réfugiés de 1951 et
le cinquantième anniversaire de la Convention sur la réduction des cas d’apatridie
de 1961 6,
Prenant note des efforts que déploient les États et les groupes régionaux depuis
le lancement de la campagne #Jexiste pour mettre fin à l’apatridie et assurer la
protection des apatrides, ainsi que des engagements pris lors du débat de haut niveau
sur l’apatridie organisé par le Haut-Commissariat et des résultats de la cinquième
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Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 989, n o 14458.
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