Aide aux réfugiés, aux rapatriés et aux déplacés d’Afrique
A/RES/74/131
réfugiés en Afrique adoptée en 1969 1, ainsi que de la Convention de l’Union africaine
sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées en Afrique (Convention de
Kampala) adoptée en 2009 ;
6.
Réaffirme le rôle central qu’ont joué les chefs d’État et de gouvernement
de l’Autorité intergouvernementale pour le développement dans l’aboutissement des
négociations menées à Khartoum et la signature, par la suite, du texte final revitalisé
de l’Accord sur le règlement du conflit au Soudan du Sud entre le Gouvernement et
les mouvements de l’opposition lors du trente-troisième sommet extraordinaire, qui
s’est tenu à Addis-Abeba le 12 septembre 2018, et encourage les efforts menés
actuellement pour appliquer intégralement cet accord afin de parvenir à une paix
durable ;
7.
Salue la persévérance et la détermination constantes des gouvernements
des pays de la région dans la recherche de solutions aux conflits que connaît celle -ci,
notamment la médiation entre les parties au conflit en République centrafricaine que
mène actuellement le Soudan sous l’égide de l’Initiative africaine pour la paix et la
réconciliation dans le pays ;
8.
Se félicite de l’issue du deuxième dialogue régional sur la protection dans
le bassin du lac Tchad qui s’est déroulé au Nigéria en janvier 2019, ainsi que de la
signature de la Déclaration d’action d’Abuja par les Gouvernements camerounais,
nigérien, nigérian et tchadien dans l’optique d’un renforcement de l’action engagée
pour répondre aux besoins urgents des réfugiés, des déplacés, des rapatriés et des
communautés d’accueil ;
9.
Se félicite également du Dialogue régional de protection et de solutions
dans le cadre des déplacements forcés au Sahel, organisé à Bamako par le
Gouvernement malien les 11 et 12 septembre 2019, avec la participation de
fonctionnaires des Gouvernements burkinabé, mauritanien, nigérien et tchadien, et se
félicite également des conclusions de ce dialogue, à savoir les Conclusions et la
Déclaration ministérielle de Bamako, adoptées à Genève le 9 octobre 2019 ;
10. Note avec une grande inquiétude que, malgré l’action entreprise à ce jour
par l’Organisation des Nations Unies, l’Union africaine et d’autres, la situation des
réfugiés et des déplacés demeure précaire en Afrique et que le nombre de ces
personnes a augmenté dans des proportions considérables et, sachant que les conflits
armés sont l’une des principales causes des déplacements forcés sur le continent,
demande aux États et aux autres parties à des conflits armés d ’observer
scrupuleusement la lettre et l’esprit du droit international humanitaire, et de respecter
et de faire respecter celui-ci ;
11. Se félicite de la décision Assembly/AU/Decl. 8 (XXXII) adoptée par la
Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, à sa trentedeuxième session ordinaire, tenue les 10 et 11 février 2019 à Addis-Abeba,
concernant le thème de 2019 de l’Union africaine, intitulé « Année des réfugiés, des
rapatriés et des personnes déplacées en Afrique : vers des solutions durables au
déplacement forcé en Afrique » ;
12. Remercie le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés
d’avoir pris la direction des opérations et le félicite de l’action qu’il continue de
mener, avec l’appui de la communauté internationale, pour venir en aide aux États
d’Afrique accueillant un grand nombre de réfugiés, notamment en soutenant les
communautés d’accueil locales vulnérables, et pour fournir aux réfugiés, aux rapatriés
et aux déplacés d’Afrique l’aide et la protection dont ils ont besoin ;
13. Note avec satisfaction les initiatives que continuent de prendre l’Union
africaine, le Sous-Comité chargé de la question des réfugiés, rapatriés et déplacés du
Comité des représentants permanents auprès de l’Union et la Commission africaine
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