A/RES/64/205
que cette action ne cesse de s’intensifier depuis quelques années, avec une multitude
de manifestations, d’activités et d’initiatives, et invite la communauté internationale
à soutenir les efforts fournis par les pays en développement pour concevoir et
appliquer des stratégies et des programmes, y compris, s’il y a lieu, des politiques et
des lois, pour le développement durable des régions montagneuses dans le cadre de
plans nationaux de développement ;
16. Encourage la création, aux niveaux national et régional, selon qu’il
conviendra, de nouveaux comités ou arrangements et mécanismes institutionnels
multipartites analogues en vue de favoriser la coordination et la collaboration
intersectorielles au service du développement durable dans les régions
montagneuses ;
17. Engage les autorités locales et les autres parties intéressées, en
particulier les populations rurales, les peuples autochtones, la société civile et le
secteur privé, à participer davantage à l’élaboration et à l’exécution de programmes,
notamment ceux qui concernent l’aménagement du territoire et l’occupation des
sols, et d’activités liées au développement durable dans les régions montagneuses ;
18. Souligne la nécessité d’améliorer l’accès des montagnardes aux
ressources, notamment à la terre, et de les faire participer davantage à la prise des
décisions qui ont des répercussions à l’échelle locale, ainsi que sur leur culture et
leur environnement ;
19. Engage les gouvernements et les organisations intergouvernementales à
tenir compte de la problématique hommes-femmes dans les activités, programmes et
projets de développement des régions montagneuses, notamment en y intégrant des
indicateurs ventilés par sexe ;
20. Souligne que les cultures, les traditions et les savoirs autochtones, y
compris dans le domaine de la médecine, doivent être pleinement pris en
considération, respectés et promus dans le cadre des politiques et de la planification
du développement dans les régions montagneuses, et insiste sur la nécessité de
promouvoir la pleine participation des montagnards aux décisions qui les concernent
et d’intégrer les savoirs, le patrimoine et les valeurs autochtones dans toutes les
initiatives de développement ;
21. Souligne également qu’il faut tenir compte des articles pertinents de la
Convention sur la diversité biologique6 ;
22. Rappelle avec satisfaction que la Conférence des Parties à la Convention
sur la diversité biologique a adopté un programme de travail sur la diversité
biologique des montagnes 8 , qui a pour objectif général de réduire de manière
substantielle d’ici à 2010 la perte de diversité biologique des montagnes à l’échelle
mondiale, régionale et nationale, et dont la mise en œuvre vise à contribuer de
manière notable à l’élimination de la pauvreté dans les régions montagneuses ;
23. Invite les États et les autres parties intéressées à renforcer l’exécution du
programme de travail sur la diversité biologique des montagnes en renouvelant leur
engagement politique et en créant des arrangements et mécanismes institutionnels
multipartites appropriés et, à cet égard, se félicite de la collaboration qui s’est
instaurée entre le secrétariat de la Convention sur la diversité biologique, le
Partenariat de la montagne et le Forum de la montagne afin d’inciter les
_______________
8
4
UNEP/CBD/COP/7/21, annexe, décision VII/27, annexe.