A/RES/67/198
Soutenabilité de la dette extérieure et développement
Rappelant en outre la quatrième Conférence des Nations Unies sur les pays les
moins avancés ainsi que la Déclaration d’Istanbul et le Programme d’action en
faveur des pays les moins avancés pour la décennie 2011-2020 7,
Rappelant la Conférence des Nations Unies sur le développement durable qui
s’est tenue du 20 au 22 juin 2012 à Rio de Janeiro (Brésil) et le document final
adopté à l’issue de la Conférence, intitulé « L’avenir que nous voulons » 8,
Rappelant également sa résolution 57/270 B du 23 juin 2003 sur l’application
et le suivi intégrés et coordonnés des textes issus des grandes conférences et
réunions au sommet organisées sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies
dans les domaines économique et social,
Rappelant en outre sa résolution 60/265 du 30 juin 2006 relative à la suite
donnée aux dispositions du Document final du Sommet mondial de 2005 consacrées
au développement, y compris les objectifs du Millénaire pour le développement et
les autres objectifs convenus au niveau international,
Prenant note avec satisfaction de la réunion spéciale organisée par la
Deuxième Commission le 25 octobre 2012 sur le thème “Crises de la dette
souveraine et restructurations : enseignements tirés et mécanismes proposés pour
régler le problème de la dette” 9,
Soulignant que la soutenabilité de la dette est essentielle pour assurer la
croissance, qu’il importe que la dette soit soutenable et gérée au mieux afin que
soient atteints les objectifs nationaux et internationaux de développement, y compris
les objectifs du Millénaire pour le développement, et considérant que les crises de la
dette sont, en règle générale, coûteuses et perturbatrices, particulièrement pour
l’emploi et l’investissement productif, et suivies de coupes dans les dépenses
publiques, de santé et d’éducation notamment, qui affectent en particulier les
pauvres et les personnes vulnérables,
Réaffirmant que chaque pays est responsable au premier chef de son propre
développement et qu’on ne saurait trop insister sur le rôle des politiques et des
stratégies de développement nationales, y compris en matière de gestion de la dette,
dans la réalisation d’un développement durable, et considérant que les efforts
consentis par les pays, notamment pour atteindre leurs objectifs de développement
et maintenir leur endettement à un niveau soutenable, devraient être complétés, sur
le plan mondial, par des mesures, des politiques et des programmes d’appui visant à
élargir les perspectives de développement des pays en développement, en tenant
compte de la situation de chaque pays, dans le respect de ses prérogatives, de ses
stratégies et de sa souveraineté,
Réaffirmant également que les institutions multilatérales, notamment les
entités qui font partie du système des Nations Unies, et les autres organisations
compétentes devraient continuer de jouer un rôle important, en fonction de leurs
mandats respectifs, pour aider les pays à réaliser et à maintenir la soutenabilité de la
dette,
_______________
7
Rapport de la quatrième Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés, Istanbul
(Turquie), 9-13 mai 2011 (A/CONF.219/7), chap. I et II.
8
Résolution 66/288, annexe.
9
Les sous-thèmes de la réunion spéciale organisée par la Deuxième Commission étaient les suivants : a) Y
a-t-il des chaînons manquants dans l’architecture financière internationale pour la restructuration de la
dette ? ; b) Enseignements tirés des précédentes crises de la dette ; et c) Caractéristiques d’un éventuel
mécanisme de règlement de la dette.
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