A/HRC/RES/39/6
sécurité possible, et pour tenir compte des expériences vécues par les femmes journalistes
et de leurs préoccupations,
Alarmé par les cas dans lesquels des responsables politiques, des agents de l’État ou
des autorités dénigrent, intimident ou menacent des médias, y compris des journalistes, ce
qui accroît le risque de menaces et de violences contre des journalistes et sape la confiance
du public à l’égard du journalisme et la crédibilité de celui-ci,
Se déclarant vivement préoccupé par les attaques et violences commises contre des
journalistes et des professionnels des médias dans des situations de conflit armé, et
rappelant à cet égard que les journalistes et les professionnels des médias qui accomplissent
des missions professionnelles périlleuses dans des zones de conflit armé doivent être
considérés comme des civils et doivent être protégés en tant que tels, à la condition qu’ils
n’entreprennent aucune action qui porte atteinte à leur statut de personnes civiles,
Se déclarant profondément préoccupé par la menace croissante que représentent
pour la sécurité des journalistes des acteurs non étatiques, notamment des groupes
terroristes et des organisations criminelles,
Sachant que la conformité du cadre juridique national avec les obligations et
engagements internationaux des États en matière de droits de l’homme est une condition
essentielle d’un environnement sûr et porteur pour les journalistes, et se déclarant
gravement préoccupé par l’utilisation abusive de lois, politiques et pratiques nationales
pour entraver ou limiter la capacité des journalistes d’exercer leur métier en toute
indépendance et sans ingérence injustifiée,
Sachant également le rôle important que peuvent jouer les institutions nationales des
droits de l’homme dans la promotion et la protection des droits de l’homme, notamment
le droit à la liberté d’expression, ainsi que dans l’action visant à faire face aux violations
des droits de l’homme commises contre des journalistes par des activités de surveillance,
d’éducation et de sensibilisation, ainsi que par l’examen de plaintes, et sachant en outre la
contribution que les mécanismes nationaux d’élaboration des rapports et de suivi peuvent
jouer dans la prévention des violations des droits de l’homme contre des journalistes,
Soulignant le rôle de la coopération internationale pour ce qui est d’appuyer les
efforts nationaux visant à prévenir les attaques et les violences dirigées contre les
journalistes et d’accroître les capacités des États dans le domaine des droits de l’homme,
notamment en matière de prévention des attaques et des violences dirigées contre les
journalistes, y compris par la fourniture d’une assistance technique, à la demande des États
intéressés et conformément aux priorités fixées par eux,
Soulignant aussi les risques particuliers que courent les journalistes sur le plan de la
sécurité à l’ère numérique, notamment celui d’être la cible d’une surveillance illégale ou
arbitraire ou de voir leurs communications interceptées, et d’être la cible de piratage,
notamment de piratage commandité par le gouvernement, et d’attaques sous la forme de
déni de service visant à contraindre un média donné à fermer son site Web ou à mettre un
terme à ses services, en violation de leur droit au respect de leur vie privée et à la liberté
d’expression,
Considérant que le climat d’impunité entourant les attaques et les actes de violence
visant les journalistes est l’un des principaux obstacles au renforcement de leur protection,
et soulignant qu’il est essentiel de veiller à ce que les auteurs d’infractions commises contre
des journalistes aient à répondre de leurs actes afin que de telles agressions ne se
reproduisent pas,
Soulignant la nécessité de mettre davantage l’accent sur les mesures de prévention et
la création de cadres juridiques relatifs à la liberté d’expression afin d’assurer aux
journalistes et aux professionnels des médias des conditions sûres et porteuses,
1.
Condamne sans équivoque toutes les attaques et violences commises contre
les journalistes et les professionnels des médias, telles que la torture, les meurtres, les
disparitions forcées, les arrestations et détentions arbitraires, les expulsions, l’intimidation,
les menaces et le harcèlement, en ligne et ailleurs, notamment les attaques dirigées contre
GE.18-16414
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