A/RES/75/130
Santé mondiale et politique étrangère : des systèmes de santé
plus résilients grâce à des soins abordables pour tous
de diagnostic et des autres produits de santé essentiels, en garantissant la qualité et la
sécurité des services de santé et la bonne formation des professionnels de la santé, en
assurant et en préservant le contrôle de la qualité et la gestion des chaînes
d’approvisionnement et, le cas échéant, en renforçant les capacités de production
nationales et régionales, aussi bien en temps normal que dans les situations d’urge nce
sanitaire ;
25. Souligne également qu’il faut poursuivre et faire avancer la collaboration
multisectorielle aux fins de la mise en place et du renforcement des capacités,
notamment en ce qui concerne les systèmes de surveillance, de détection et de
notification en matière de santé publique, en particulier aux points d’entrée, les
mesures de prévention et de contrôle prises au niveau local et dans les établissements
de santé, la prise en charge clinique, la communication d’informations sur les risques
et la mobilisation de la population ;
26. Demande aux États Membres de continuer de mettre en œuvre et de
renforcer des approches fondées sur le principe « Un monde, une santé », qui
favorisent la coopération entre les secteurs de la santé humaine, de la s anté animale
et de la santé végétale, ainsi qu’avec le secteur de l’environnement et d’autres secteurs
concernés, en tenant compte des recommandations pertinentes de l’Organisation
mondiale de la Santé, de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentati on et
l’agriculture et de l’Organisation mondiale de la santé animale, et en échangeant des
informations fiables et des connaissances scientifiques en temps opportun ;
27. Appelle les États Membres, les autres partenaires et les donateurs à
contribuer d’urgence au financement du Dispositif pour accélérer l’accès aux outils
de lutte contre la COVID-19 et des mécanismes qui s’y rapportent, tels que le
Mécanisme COVAX pour un accès mondial aux vaccins, de façon à combler le déficit
de financement de ces dispositifs, et à favoriser la distribution équitable des moyens
de diagnostic, des traitements et des vaccins, ainsi qu’à étudier plus avant les
mécanismes de financement novateurs visant à renforcer les services de santé
essentiels et à en garantir la continuité ;
28. Invite les États Membres à collaborer avec l’Organisation mondiale de la
Santé et d’autres acteurs clefs pour renforcer leur capacité de faire face aux situations
d’urgence sanitaire, afin d’assurer l’application intégrale et efficace et le respect du
Règlement sanitaire international (2005), l’objectif étant de bâtir des systèmes de
santé résilients et de renforcer les mesures de surveillance et de préparati on,
notamment en ce qui concerne les maladies infectieuses et les autres menaces
sanitaires ;
29. Demande aux États Membres de continuer d’appuyer l’action
internationale menée sous la coordination du Secrétaire général pour faire collaborer
tous les acteurs concernés, afin de permettre une riposte coordonnée à l’échelle
mondiale face à la pandémie de COVID-19 et à ses conséquences sociales,
économiques et financières néfastes pour toutes les sociétés ;
30. Invite les entités compétentes des Nations Unies, en particulier
l’Organisation mondiale de la Santé, à continuer de fournir efficacement aux États
Membres qui en font la demande des orientations normatives et un appui technique
de qualité pour développer les capacités, renforcer les systèmes de santé e t favoriser
la viabilité financière, la formation, le recrutement, la valorisation et la rétention des
ressources humaines dans le domaine de la santé, ainsi que pour promouvoir les
transferts de technologies à des conditions arrêtées d’un commun accord, p our que
ces pays puissent faire face aux situations d’urgence sanitaire, en mettant l’accent sur
les pays en développement ;
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