A/RES/62/131 compte étant pleinement tenu des conséquences et de la dimension de la mondialisation ; 13. Réaffirme en outre qu’il faut de toute urgence créer, aux niveaux national et international, un environnement qui se prête au plein-emploi productif et à un travail décent pour tous pour servir de base à un développement durable, et qu’un environnement favorable à l’investissement, à la croissance et à l’esprit d’entreprise est indispensable pour créer des emplois ; de même, la possibilité pour les hommes et les femmes d’obtenir un travail productif dans des conditions de liberté, d’équité, de sécurité et de dignité humaine est indispensable pour assurer l’élimination de la faim et de la pauvreté, l’amélioration de la situation économique et sociale pour tous, une croissance économique soutenue et le développement durable de toutes les nations, ainsi qu’une mondialisation pleinement solidaire et équitable ; 14. Souligne qu’il importe de supprimer les obstacles à la réalisation du droit des peuples à l’autodétermination, en particulier pour les peuples vivant sous domination coloniale ou toute autre forme de domination ou d’occupation étrangère, ce qui compromet leur développement social et économique, notamment en les excluant des marchés du travail ; 15. Réaffirme que la violence, dans ses nombreuses manifestations, y compris la violence au foyer, en particulier contre les femmes, les enfants, les personnes âgées et les personnes handicapées, menace de plus en plus la sécurité des personnes, des familles et des collectivités partout dans le monde ; la totale désintégration du tissu social est un fait contemporain par trop réel ; la criminalité organisée, les drogues illicites, le commerce illicite des armes, la traite de femmes et d’enfants, les conflits ethniques et religieux, les guerres civiles, le terrorisme, toutes les formes de violence extrémiste, la xénophobie, les massacres à motivation politique, voire le génocide, menacent les sociétés et l’ordre social dans leur fondement même et sont autant de raisons impératives et urgentes pour que les gouvernements se mobilisent individuellement et, s’il y a lieu, collectivement, pour favoriser la cohésion sociale tout en reconnaissant, en protégeant et en valorisant la diversité ; 16. Considère que le plein-emploi productif et un travail décent pour tous, qui englobent la protection sociale, les principes et droits fondamentaux au travail et le dialogue social, sont des éléments clefs d’un développement durable pour tous les pays, et donc un objectif prioritaire de la coopération internationale ; 17. Souligne que les politiques et programmes conçus pour éliminer la pauvreté, réaliser le plein-emploi et offrir à tous un travail décent devraient comprendre des mesures visant spécifiquement à favoriser l’insertion sociale, notamment en assurant aux secteurs et aux groupes socioéconomiques marginalisés l’égalité des chances et l’égalité d’accès à la protection sociale ; 18. Constate l’étroite corrélation entre les migrations internationales et le développement social et souligne qu’il importe d’appliquer effectivement le droit du travail aux relations et aux conditions de travail des travailleurs migrants, notamment la législation relative à leur rémunération, aux conditions d’hygiène et de sécurité au travail et au droit à la liberté d’association ; 19. Réaffirme que les politiques d’insertion sociale devraient viser à réduire les inégalités, à favoriser l’accès aux services sociaux de base, à l’éducation pour tous et aux soins de santé, à accroître la participation et l’insertion des divers groupes sociaux, en particulier des jeunes, des personnes âgées et des handicapés, et à s’attaquer aux problèmes que la mondialisation et les réformes dictées par les lois 4

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