A/RES/59/261
leurs domaines de compétence respectifs et en fonction de leur expérience, aux
situations de violence particulières dont les enfants sont victimes ;
27. Invite l’expert indépendant chargé de l’étude des Nations Unies sur la
violence à l’encontre des enfants à lui présenter un rapport à sa soixantième
session ;
Non-discrimination
28. Invite tous les États à veiller à ce que les enfants jouissent de leurs droits
civils, politiques, économiques, sociaux et culturels sans aucune discrimination ;
29. Note avec préoccupation qu’un grand nombre d’enfants, en particulier de
filles et d’enfants appartenant à des minorités, figurent parmi les victimes du
racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l’intolérance qui y est
associée, souligne la nécessité, conformément aux principes de l’intérêt supérieur de
l’enfant et du respect de son opinion, d’inscrire des mesures spéciales dans les
programmes de lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et
l’intolérance qui y est associée, et demande aux États de prévoir un soutien
particulier et d’assurer l’égalité d’accès aux services pour tous les enfants ;
Les petites filles
30. Demande à tous les États d’adopter toutes les mesures nécessaires, y
compris, le cas échéant, des réformes juridiques :
a) Pour faire en sorte que les filles jouissent pleinement et sur un pied
d’égalité de tous les droits de l’homme et libertés fondamentales, de prendre des
mesures efficaces pour empêcher qu’il y soit porté atteinte et de formuler des
programmes et politiques relatifs aux droits de l’enfant en tenant compte de la
situation spéciale des filles ;
b) Pour éliminer toutes les formes de discrimination à l’égard des filles et
toutes les formes de violence – notamment l’infanticide, la sélection prénatale selon
le sexe, le viol, les sévices sexuels, y compris des pratiques traditionnelles ou
coutumières néfastes comme les mutilations génitales, les causes profondes de la
préférence pour les fils, les mariages pratiqués sans le libre et plein consentement
des futurs conjoints, les mariages précoces et la stérilisation forcée, en adoptant et
en faisant respecter une législation à cet effet et, le cas échéant, en formulant au
niveau national des plans, programmes ou stratégies détaillés, pluridisciplinaires et
coordonnés pour la protection des filles ;
Les enfants handicapés
31. Demande également à tous les États de prendre les mesures voulues pour
que les enfants handicapés jouissent pleinement, dans des conditions d’égalité avec
les autres enfants, de tous les droits de l’homme et libertés fondamentales dans les
sphères tant publique que privée, y compris l’accès à une éducation et à des soins de
santé de qualité, et du droit d’être protégés de la violence, de la maltraitance et de
l’abandon moral, ainsi que d’élaborer et, lorsqu’elles existent déjà, de faire
respecter des lois interdisant la discrimination à leur égard pour garantir leur
dignité, favoriser leur autonomie et faciliter leur participation active et leur
intégration à la vie collective, en prenant en considération la situation
particulièrement difficile des enfants handicapés vivant dans la pauvreté ;
32. Encourage le Comité spécial chargé d’élaborer une convention
internationale globale et intégrée pour la protection et la promotion des droits et de
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