A/RES/59/261
e)
De mobiliser les technologies de l’information et des communications,
qui évoluent vite, à l’appui de l’éducation, y compris l’apprentissage ouvert et
l’enseignement à distance, à un coût abordable et en réduisant les inégalités sur le
plan de l’accès et de la qualité ;
f)
De donner aux enfants, y compris les adolescents, les moyens d’exercer
leur droit d’exprimer librement leurs opinions, en suivant l’évolution de leurs
capacités, de se construire une image positive d’eux-mêmes et d’acquérir des
connaissances et des compétences, notamment en matière de règlement des conflits,
de prise de décisions et de communication, pour qu’ils soient en mesure d’affronter
la vie ;
22. Invite l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la
culture à continuer d’exercer la fonction qui lui a été confiée de coordination de
l’Éducation pour tous, afin qu’il soit possible de tenir les engagements pris à cet
égard dans la Déclaration du Millénaire ;
23.
Prie instamment les États :
a) De prendre des mesures pour protéger les enfants scolarisés contre la
violence, les dommages corporels ou les sévices, y compris les violences sexuelles
et l’intimidation ou les mauvais traitements dans les établissements scolaires, de
mettre en place à l’intention des enfants des mécanismes adaptés à leur âge et leur
offrant la possibilité de s’en plaindre facilement, et de procéder sans délai à des
enquêtes approfondies sur tous les actes de violence et de discrimination ;
b) De prendre des mesures pour éliminer le recours aux châtiments
corporels dans les établissements scolaires ;
Droit d’être à l’abri de la violence
24.
Demande aux États :
a) De prendre toutes les mesures voulues pour prévenir toutes les formes de
violence contre les enfants et pour les protéger, notamment contre les brutalités
physiques, la cruauté mentale et les sévices sexuels, la torture, la maltraitance, la
violence familiale et les mauvais traitements infligés par la police, les autres
autorités chargées de la détection et la répression des infractions ou le personnel et
les responsables des centres de détention ou des établissements d’aide sociale, y
compris les orphelinats ;
b) D’enquêter sur les cas de torture et autres formes de violence à l’encontre
des enfants et d’en saisir les autorités compétentes pour qu’elles engagent des
poursuites et imposent les sanctions disciplinaires ou pénales appropriées à ceux qui
en sont responsables ;
25. Engage tous les États à mettre fin à l’impunité dont jouissent les auteurs
de crimes commis contre des enfants, considérant à ce propos que la mise en place
de la Cour pénale internationale y contribuera en tant que moyen de prévenir les
violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, notamment
lorsque des enfants sont victimes de crimes graves tels que le crime de génocide, les
crimes contre l’humanité et les crimes de guerre, à traduire en justice les auteurs de
tels crimes et à ne pas leur accorder d’amnistie, ainsi qu’à renforcer la coopération
internationale en vue de mettre un terme à l’impunité ;
26. Prie toutes les institutions chargées de la défense des droits de l’homme,
en particulier les rapporteurs et groupes de travail spéciaux, de prêter attention, dans
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