A/RES/56/124
Consciente que le problème de la production illicite et du trafic de stupéfiants
et de substances psychotropes est souvent lié aux problèmes de développement et
que ces liens et la promotion du développement économique des pays affectés par le
commerce illicite de drogues nécessitent, dans le cadre d’une responsabilité
partagée, l’adoption de mesures appropriées, notamment une intensification de la
coopération internationale en faveur d’activités de substitution dans l’optique d’un
développement durable dans les zones touchées des pays qui se sont fixé pour
objectif de réduire et éliminer la production illicite de drogues,
Soulignant que le respect des droits de l’homme est et doit être un élément
essentiel des mesures prises pour s’attaquer au problème de la drogue,
Soucieuse qu’hommes et femmes bénéficient effectivement, sur un pied
d’égalité et sans discrimination aucune, des stratégies visant à faire face au
problème mondial de la drogue, en participant, à toutes les étapes, à l’exécution des
programmes et à l’élaboration des politiques,
Considérant que l’utilisation de l’Internet est source de possibilités comme de
défis nouveaux pour la coopération internationale contre la toxicomanie et contre la
production illicite et le trafic de drogues, et considérant également qu’il faut qu’une
coopération accrue s’instaure entre États et que ceux-ci pratiquent l’échange
d’informations, tirées notamment de leur propre expérience, sur les moyens de
réagir contre la promotion de la toxicomanie et le trafic de drogues à l’aide de cet
instrument et d’utiliser l’Internet pour se renseigner sur la réduction de la demande
de drogues,
Convaincue que la société civile, y compris les organisations non
gouvernementales et les organisations locales, joue un rôle actif et apporte une
contribution utile à l’action menée pour faire face au problème mondial de la
drogue, et qu’il convient de l’encourager à continuer,
Notant avec satisfaction les efforts accrus faits par de nombreux États, les
organisations internationales compétentes et la société civile, notamment les
organisations non gouvernementales, pour lutter contre la toxicomanie et contre la
production illicite et le trafic de drogues, ainsi que les résultats obtenus à cet égard,
et le fait que la coopération internationale a prouvé que des efforts soutenus et
collectifs peuvent aboutir à des résultats positifs,
I
Faire face au problème mondial de la drogue en respectant
les principes consacrés par la Charte des Nations Unies
et le droit international
1.
Réaffirme que l’action à mener pour faire face au problème mondial de la
drogue est une responsabilité commune et partagée, qui doit s’inscrire dans un cadre
multilatéral, procéder d’une démarche intégrée et équilibrée et s’exercer
conformément aux buts et principes consacrés par la Charte des Nations Unies et le
droit international, dans le plein respect, en particulier, de la souveraineté et de
l’intégrité territoriale des États, du principe de la non-ingérence dans leurs affaires
intérieures ainsi que des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
2.
Invite tous les États à prendre de nouvelles mesures pour promouvoir une
coopération efficace aux niveaux international et régional sur le problème mondial
de la drogue, afin de contribuer à l’instauration d’un climat propice à sa solution,
suivant les principes de l’égalité de droits et du respect mutuel ;
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