A/RES/56/124
11. Réaffirme qu’empêcher que des produits chimiques qui se trouvent
normalement dans le commerce ne soient détournés vers la fabrication illicite de
drogues est un élément essentiel d’une stratégie globale contre l’abus et le trafic de
drogues, qui nécessite une coopération effective des États exportateurs, des États
importateurs et des États de transit, note les progrès réalisés dans l’élaboration de
principes directeurs applicables dans la pratique pour prévenir le détournement de
ces produits chimiques, notamment ceux de l’Organe international de contrôle des
stupéfiants et les recommandations concernant l’application de l’article 12 de la
Convention de 1988, et demande à tous les États d’adopter et d’appliquer des
mesures visant à prévenir le détournement de produits chimiques vers la fabrication
illicite de drogues, en coopération avec les organismes régionaux et internationaux
compétents et, au besoin et dans la mesure du possible, avec le secteur privé de
chaque État, conformément aux objectifs fixés pour 2003 et 2008 dans la
Déclaration politique et la résolution sur le contrôle des précurseurs adoptées à la
session extraordinaire 15 ;
12. Demande aux États où sont cultivées des plantes servant à fabriquer des
drogues illicites de mettre en place des mécanismes qui permettent de surveiller et
vérifier les cultures illicites ou, s’il en existe déjà, de les renforcer, et prie le
Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour le contrôle international
des drogues de rendre compte à la Commission des stupéfiants à sa quarantecinquième session, en mars 2002, de la suite donnée au Plan d’action sur la
coopération internationale pour l’élimination des cultures de plantes servant à
fabriquer des drogues illicites et les activités de substitution ;
13. Encourage les États à ouvrir leurs marchés aux produits cultivés dans le
cadre de programmes de développement axés sur les activités de substitution, qui
sont nécessaires pour créer des emplois et éliminer la pauvreté ;
14. Demande aux États, à la communauté internationale, aux organisations
internationales et régionales, aux institutions financières internationales et aux
banques régionales de développement d’apporter leur appui aux États où ces
cultures se pratiquent pour qu’ils mettent en œuvre le Plan d’action sur la
coopération internationale pour l’élimination des cultures de plantes servant à
fabriquer des drogues illicites et les activités de substitution, de manière à leur
permettre d’appliquer pleinement les mesures d’élimination des drogues et de mener
des activités de substitution dans l’optique du développement durable ;
15. Encourage les États à coopérer davantage sur le plan bilatéral, régional et
multilatéral pour éviter que les cultures de drogues illicites ne se déplacent d’une
zone, d’une région ou d’un pays à l’autre ;
16. Demande à tous les États de rendre compte tous les deux ans à la
Commission des stupéfiants de l’action qu’ils mènent en vue d’atteindre les buts et
objectifs pour 2003 et 2008, énoncés dans la Déclaration politique adoptée à la
session extraordinaire, suivant les conditions définies dans les principes directeurs
adoptés par la Commission à ses quarante-deuxième et quarante-quatrième sessions ;
17. Se félicite de la décision que la Commission des stupéfiants a prise de lui
présenter en 2003 et 2008 un rapport 19 sur les progrès accomplis dans le sens des
buts et objectifs énoncés dans la Déclaration politique ;
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Documents officiels du Conseil économique et social, 1999, Supplément no 8 (E/1999/28/Rev.1),
deuxième partie, chap. I, résolution 42/11, par. 8.
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