Le droit à l’alimentation
A/RES/73/171
ressources et aux moyens de production agricoles, ainsi que l ’accès sans restriction
et sur un pied d’égalité avec les hommes aux soins, à l’éducation, à la science et à la
technologie, afin qu’elles puissent se nourrir et nourrir leur famille, et, à cet égard,
souligne qu’il faut donner aux femmes les moyens d’agir et renforcer leur rôle dans
la prise de décisions ;
8.
Engage la Rapporteuse spéciale du Conseil des droits de l’homme sur le
droit à l’alimentation à continuer de tenir compte de la problématique femmes hommes dans l’exécution de son mandat, et encourage l’Organisation des Nations
Unies pour l’alimentation et l’agriculture et tous les autres organes et mécanismes des
Nations Unies qui s’intéressent au droit à l’alimentation, à l’insécurité alimentaire et
à la malnutrition à continuer d’intégrer cette problématique dans leurs politiques,
leurs programmes et leurs activités ;
9.
Réaffirme qu’il faut veiller à ce que les programmes de distribution
d’aliments sains et nutritifs s’adressent également aux personnes handicapées et leur
soient accessibles ;
10. Souligne qu’il incombe au premier chef aux États de promouvoir et de
protéger le droit à l’alimentation, que la communauté internationale devrait mener
une action coordonnée et coopérative, à la demande des pays, pour appuyer les
initiatives nationales et régionales en fournissant l’assistance nécessaire pour
accroître la production alimentaire et l’accès à la nourriture, notamment une aide au
développement agricole, au transfert de technologie et au relèvement de la production
vivrière et une aide alimentaire, en assurant la sécurité alimentaire, en prêtant tout
particulièrement attention aux besoins spécifiques des femmes et des filles, et en
encourageant l’innovation, l’aide au développement de technologies adaptées, la
recherche sur les services de conseil rural et l’amélioration de l’accès aux services de
financement, et qu’elle doit faciliter la mise en place de régimes fonciers sûrs ;
11. Demande à tous les États et, selon qu’il conviendra, aux organisations
internationales compétentes, de prendre des mesures et d ’appuyer des programmes
visant à combattre la dénutrition des mères, surtout durant la grossesse, et des enfants,
ainsi que les effets irréversibles de la dénutrition chronique pendant la petite enfance,
en particulier de la naissance à l’âge de 2 ans ;
12. Demande également à tous les États et, s’il y a lieu, aux organisations
internationales compétentes, de mener des politiques et progr ammes visant à réduire
et à éliminer la mortalité et la morbidité évitables, car dues à la malnutrition, des
enfants de moins de 5 ans et, à cet égard, engage vivement les États à diffuser le guide
technique élaboré par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de
l’homme, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé 13, et à l’utiliser,
selon qu’il conviendra, pour la conception, la mise en œuvre, l’évaluation et le suivi
des lois, politiques, programmes, budgets et mécanismes de recours et de réparation,
dans le but d’éliminer la mortalité et la morbidité évitables des enfants de moins
de 5 ans ;
13. Encourage tous les États à prendre des dispositions pour assurer
progressivement la pleine réalisation du droit à l’alimentation, y compris en
favorisant la création des conditions qui permettront à chacun d ’être à l’abri de la
faim et, dès que possible, de jouir pleinement de ce droit, et à élaborer et à adopter
des stratégies nationales de lutte contre la faim ;
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A/HRC/27/31 ; voir également résolution 33/11 du Conseil des droits de l’homme (voir
Documents officiels de l’Assemblée générale, soixante et onzième session, Supplément n o 53A
et rectificatif (A/71/53/Add.1 et A/71/53/Add.1/Corr.1), chap. II).
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