A/RES/60/130
2.
Prend également note avec satisfaction du rapport sur la situation sociale
dans le monde en 2005 6 , dont l’une des principales conclusions est qu’il est
impossible d’aller de l’avant suivant l’agenda pour le développement sans s’attaquer
aux difficultés immenses soulevées par l’inégalité dans les pays et entre pays, et que
la méconnaissance du drame de l’inégalité a pour effet de rendre toujours plus
illusoire l’avènement de la justice sociale et de meilleures conditions de vie pour
tous les hommes, et d’exposer ainsi les populations, les pays et les régions au risque
de graves bouleversements sociaux, politiques et économiques ;
3.
Accueille favorablement les conclusions de l’examen décennal du
Sommet mondial pour le développement social, qui s’est tenu durant la quarantetroisième session de la Commission du développement social, en février 2005 7 ;
4.
Accueille de même favorablement la réaffirmation par les gouvernements
de leur volonté et de leur engagement de poursuivre la mise en œuvre de la
Déclaration de Copenhague sur le développement social et du Programme d’action1,
en particulier d’éliminer la pauvreté, de promouvoir le plein emploi productif et de
favoriser l’intégration sociale pour édifier des sociétés stables, sûres et justes pour
tous ;
5.
Réaffirme la constatation que le respect des engagements pris à
Copenhague et la réalisation des objectifs de développement convenus au niveau
international, notamment ceux qui sont énoncés dans la Déclaration du Millénaire3,
se renforcent mutuellement et que les engagements pris à Copenhague sont
indispensables à une approche du développement cohérente et axée sur l’être
humain ;
6.
Considère que les mesures prises pour donner suite aux grandes réunions
au sommet, conférences et sessions extraordinaires des Nations Unies consacrées
aux questions économiques, sociales et apparentées qui ont eu lieu au cours des dix
dernières années feront avancer le développement social, mais qu’il faudra aussi
renforcer la coopération et l’aide internationales et régionales en faveur du
développement et veiller à leur efficacité, et faire des progrès dans le sens d’une
participation accrue, d’une plus grande justice sociale et d’une plus grande équité
dans les sociétés ;
7.
Considère également que la conception globale du développement social
affirmée au Sommet mondial pour le développement social et lors de sa vingtquatrième session extraordinaire s’est trouvée affaiblie dans l’élaboration des
politiques nationales et internationales et que, si l’élimination de la pauvreté est au
cœur de l’action et du discours sur le chapitre du développement, il conviendrait de
faire une place plus grande aux autres engagements pris au Sommet, s’agissant en
particulier de l’emploi et de l’intégration sociale, qui ont également pâti d’un
décalage général entre l’économique et le social dans l’élaboration des politiques ;
8.
Souligne que les politiques d’élimination de la pauvreté devraient
s’attaquer au problème en traitant ses manifestations et ses causes profondes et
structurelles, et qu’il est nécessaire d’y faire une place à l’équité et à la réduction
des inégalités ;
_______________
6
A/60/117 ; voir également publication des Nations Unies, numéro de vente : F.05.IV.5.
Voir Documents officiels du Conseil économique et social, 2005, Supplément no 6 (E/2005/26), chap. I,
sect. A ; voir également décision 2005/234 du Conseil économique et social.
7
2
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