A/RES/60/233
b) La reconduction de l’assignation à domicile de la Secrétaire générale de
la Ligue nationale pour la démocratie, Aung San Suu Kyi, et de son adjoint, Tin Oo,
et le non-respect persistant de leurs droits et libertés fondamentaux, notamment la
liberté de mouvement et d’association, ainsi que le maintien en détention,
notamment au secret, d’autres responsables de haut niveau de la Ligue et de
dirigeants d’autres partis politiques ou de minorités ethniques, tout particulièrement
la détention de Khun Htun Oo et Sai Nyunt Lwin, Président et Secrétaire général,
respectivement, de la Ligue des minorités Shan pour la démocratie, et Sao Hso Ten,
Président du Conseil de paix de l’État Shan ;
c)
Le harcèlement constant des membres de la Ligue nationale pour la
démocratie et autres personnalités politiques, et le fait qu’aucune enquête
approfondie et indépendante n’a été menée, en coopération avec la communauté
internationale, concernant l’attaque ayant eu lieu près de Depayin le 30 mai 2003,
en dépit de la décision prise à ce sujet par l’Assemblée générale dans sa résolution
58/247 du 23 décembre 2003 ;
d) L’absence d’un dialogue de fond structuré avec Aung San Suu Kyi et la
Ligue nationale pour la démocratie, ainsi qu’avec certains groupes ethniques
représentatifs, qui puisse faciliter la réconciliation nationale, et les restrictions qui
continuent d’être imposées à la Ligue et à d’autres partis politiques et qui ont
empêché ceux-ci de participer à la Convention nationale, notamment la fermeture
jusqu’à ce jour des bureaux régionaux de la Ligue ;
e)
La reprise des attaques que des éléments des forces armées mènent
contre les groupes participant au cessez-le-feu, en violation des accords de cessezle-feu, attaques se soldant encore par des atteintes aux droits de l’homme, et la
détérioration de la situation des droits fondamentaux des populations touchées ;
f)
Le refus persistant de permettre aux défenseurs des droits de l’homme de
poursuivre librement leurs activités légitimes ;
g) La situation d’un grand nombre de personnes déplacées et les
mouvements de réfugiés vers les pays voisins, et rappelle à cet égard les obligations
qui incombent au Myanmar en vertu du droit international ;
h) Le fait que le Gouvernement du Myanmar, comme l’a noté la Conférence
internationale du Travail en 2005, n’a pas encore mis en œuvre les recommandations
de la Commission d’enquête de l’Organisation internationale du Travail, qu’il lui
reste à démontrer qu’il est résolu à éliminer le travail forcé et à prendre les mesures
nécessaires pour respecter la Convention concernant le travail forcé ou obligatoire
de 1930 (Convention no 29) de l’Organisation internationale du Travail, et qu’il a la
volonté au plus haut niveau d’engager une concertation de fond sur l’action à mener
pour remédier au problème du travail forcé ;
i)
Le fait que l’Envoyé spécial du Secrétaire général au Myanmar, ainsi que
le Rapporteur spécial de la Commission des droits de l’homme sur la situation des
droits de l’homme au Myanmar, ne peuvent se rendre dans le pays depuis presque
deux ans, malgré leurs demandes réitérées ;
j)
Les diverses restrictions imposées aux déplacements des représentants de
l’Organisation des Nations Unies et d’autres organisations internationales, qui
s’efforcent de faciliter l’acheminement d’une assistance humanitaire dans toutes les
régions du Myanmar, et note dans ce contexte que le Fonds mondial de lutte contre
le sida, la tuberculose et le paludisme s’est retiré du pays ;
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