A/RES/60/233
3.
Engage vivement le Gouvernement du Myanmar :
a) À mettre fin aux violations systématiques des droits de l’homme au
Myanmar et à faire en sorte que toutes les libertés et droits fondamentaux soient
pleinement respectés ;
b) À mettre un terme à l’impunité et à traduire en justice tous les auteurs de
violations des droits de l’homme, y compris le personnel des forces armées et autres
agents gouvernementaux, en toutes circonstances ;
c)
À envisager, à titre hautement prioritaire, de devenir partie à tous les
instruments relevant du droit international des droits de l’homme et du droit
international humanitaire, et à veiller à ce que les obligations juridiques en vigueur
soient respectées ;
d) À promouvoir le plein exercice des droits de l’homme et à permettre aux
défenseurs des droits de l’homme de mener leurs activités sans entrave, en assurant
leur sécurité et leur liberté de mouvement à cet effet ;
e)
À mettre immédiatement fin au recrutement et à l’utilisation d’enfants
soldats et à coopérer pleinement avec les organisations internationales compétentes
afin d’assurer la démobilisation des enfants soldats, leur retour dans leur foyer et
leur réinsertion, conformément aux résolutions 1539 (2004) du 22 avril 2004 et
1612 (2005) du Conseil de sécurité, et souligne la nécessité pour le Gouvernement
du Myanmar de poursuivre un dialogue étroit avec le Fonds des Nations Unies pour
l’enfance et de coopérer avec la Représentante spéciale du Secrétaire général pour
les enfants et les conflits armés, conformément aux résolutions 1539 (2004) et
1612 (2005) du Conseil ;
f)
À mettre un terme aux viols et autres formes de violences sexuelles qui
continuent de sévir et d’être perpétrés par des membres des forces armées, en
particulier contre les femmes appartenant à des minorités ethniques, et à enquêter et
traduire en justice les auteurs de ces actes afin de mettre fin à l’impunité dont ils
bénéficient ;
g) À mettre un terme aux déplacements forcés systématiques de personnes
ainsi qu’aux autres causes des mouvements de réfugiés vers les pays voisins, à
apporter aux personnes déplacées la protection et l’assistance nécessaires, en
coopération avec la communauté internationale, et à respecter le droit des réfugiés à
un retour librement consenti, s’effectuant dans des conditions de sécurité et dans la
dignité, sous la surveillance des organismes internationaux compétents,
conformément au droit international et notamment au droit international humanitaire
applicable ;
h) À libérer immédiatement et sans conditions tous les prisonniers
politiques, notamment les responsables de la Ligue nationale pour la démocratie,
Aung San Suu Kyi et Tin Oo, le dirigeant de la Ligue des minorités Shan pour la
démocratie, Khun Htun Oo, et les autres dirigeants Shan, et à leur permettre de
participer pleinement à un processus ouvert et crédible de réconciliation nationale ;
i)
À lever toutes les restrictions sur les activités politiques pacifiques
menées par tout un chacun, y compris les anciens prisonniers politiques, en
garantissant notamment la liberté d’association et d’expression, y compris celle des
médias, à assurer au peuple du Myanmar un accès sans entrave à l’information et à
renoncer à arrêter et sanctionner des personnes pour leurs activités politiques
pacifiques ;
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