A/RES/64/145 39. Exhorte les États, la communauté internationale, les entités intéressées des Nations Unies, la société civile et les institutions financières internationales à continuer de soutenir activement, par des ressources financières accrues, des programmes novateurs ciblés visant à mettre fin aux mutilations génitales féminines, d’élaborer et organiser des programmes d’information tels que le programme conjoint du Fonds des Nations Unies pour la population et du Fonds des Nations Unies pour l’enfance contre la mutilation génitale des femmes, et des ateliers de sensibilisation portant sur les conséquences tragiques de cette pratique dangereuse pour la santé des filles, et de mettre en place des programmes de formation à l’intention des personnes qui s’y livrent afin de les inciter à choisir une autre activité professionnelle ; 40. Se félicite que, dans leur déclaration commune du 27 février 2008, dix organismes des Nations Unies se soient engagés à continuer de s’employer à éliminer les mutilations génitales féminines, notamment en fournissant une aide technique et financière, et souligne qu’une approche coordonnée commune qui encourage un changement social positif aux niveaux local, national et international pourrait déboucher sur un abandon des mutilations génitales en une génération, certains des principaux résultats pouvant être obtenus d’ici à 2015, conformément aux objectifs du Millénaire pour le développement ; 41. Engage les États à renforcer les capacités des systèmes de santé nationaux et demande à cet égard à la communauté internationale de soutenir les efforts nationaux, notamment en allouant des ressources suffisantes, pour fournir les services essentiels nécessaires pour prévenir les fistules obstétricales et traiter celles qui se produisent en proposant une filière complète de services comprenant planification de la famille, soins prénatals et postnatals, présence d’accoucheuses qualifiées, soins obstétriques d’urgence et soins post-partum pour les adolescentes, notamment celles qui vivent dans la pauvreté et dans les zones rurales mal desservies où les cas de fistules sont très courants ; 42. Invite les États et la communauté internationale à créer un environnement propice au bien-être des filles, notamment en coopérant, en contribuant et en participant aux efforts déployés à l’échelle mondiale pour éliminer la pauvreté aux niveaux mondial, régional et national, en considérant qu’il faut dégager davantage de ressources et les affecter judicieusement à tous les niveaux pour faire en sorte que tous les objectifs de développement et d’élimination de la pauvreté arrêtés à l’échelon international, notamment ceux qui sont énoncés dans la Déclaration du Millénaire 23 , soient atteints dans les délais fixés, et en réaffirmant que les investissements en faveur des enfants, en particulier des filles, et la réalisation de leurs droits sont l’un des moyens les plus efficaces d’éliminer la pauvreté ; 43. Prie le Secrétaire général de lui présenter, à sa soixante-sixième session, un rapport sur l’application de la présente résolution, envisagée surtout sous l’angle de l’élimination des mariages d’enfants et des mariages forcés, en s’appuyant sur les éléments d’information fournis par les États Membres, les organisations et organismes des Nations Unies et les organisations non gouvernementales pour en évaluer l’impact sur le bien-être des filles. 65 e séance plénière 18 décembre 2009 _______________ 23 Voir résolution 55/2. 11

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