A/RES/55/112 politiques et de la liberté de pensée, d’expression, d’association et de mouvement au Myanmar, signalé par le Rapporteur spécial, et constatant avec une profonde préoccupation que de nouvelles restrictions ont été imposées à Aung San Suu Kyi et à d’autres membres de la Ligue nationale pour la démocratie, Gravement préoccupée également par le fait que, dans la pratique, le système juridique sert d’instrument d’oppression et que les avocats font de plus en plus souvent l’objet de mesures d’intimidation et de détention, Constatant que les violations systématiques des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels commises par le Gouvernement du Myanmar ont eu des effets néfastes considérables sur la santé et les conditions de vie de la population du Myanmar, Notant avec intérêt les deux visites effectuées récemment au Myanmar par l’Envoyé spécial du Secrétaire général et la coopération dont il a bénéficié de la part du Gouvernement du Myanmar à chacune de ces occasions, Jugeant extrêmement regrettable que le Gouvernement du Myanmar n’ait pas pleinement coopéré avec les mécanismes compétents des Nations Unies, en particulier le Rapporteur spécial, et notant que celui-ci n’a pas encore été invité au Myanmar bien que le Gouvernement du Myanmar ait, en 1999, donné l’assurance qu’il serait disposé à examiner sérieusement la possibilité d’une telle visite, 1. Remercie le Rapporteur spécial de la Commission des droits de l’homme chargé d’examiner la situation des droits de l’homme au Myanmar de son rapport intérimaire 5, et engage le Gouvernement du Myanmar à appliquer pleinement les recommandations du Rapporteur spécial; 2. Prie instamment le Gouvernement du Myanmar de coopérer pleinement et sans plus tarder avec le Rapporteur spécial et d’autoriser celui-ci d’urgence, sans condition préalable, à se rendre sur place et à établir des contacts directs avec lui et tous les autres secteurs concernés de la société, lui permettant ainsi de s’acquitter pleinement des tâches qui lui incombent; 3. Note avec satisfaction la poursuite de la coopération avec le Comité international de la Croix-Rouge, lequel a ainsi pu communiquer avec les détenus et leur rendre visite conformément à ses règles de travail, et espère que ce programme sera poursuivi; 4. Déplore les violations persistantes des droits de l’homme au Myanmar signalées par le Rapporteur spécial, y compris les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, les disparitions forcées, les viols, la pratique de la torture, les traitements inhumains, les arrestations massives, le travail forcé, y compris le travail des enfants, les déplacements forcés et le déni de la liberté de réunion, d’association, d’expression et de mouvement; 5. Se déclare vivement préoccupée par la politique de plus en plus systématique du Gouvernement du Myanmar consistant à persécuter l’opposition démocratique, en particulier les membres de la Ligue nationale pour la démocratie, leurs sympathisants et leurs familles, et ceux des partis d’opposition représentant des minorités ethniques, ainsi que par les méthodes d’intimidation auxquelles il a recours, telles que les arrestations et détentions arbitraires, l’utilisation abusive du système juridique, notamment les condamnations à des peines de prison rigoureuses 5 2 A/55/359.

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