A/HRC/RES/52/2
et la prolifération d’armes de destruction massive, de la loi no 1055 sur les droits des peuples
à l’indépendance, à la souveraineté et à l’autodétermination en faveur de la paix, et de la loi
no 1115, loi générale sur la réglementation et le contrôle des organisations à but non lucratif,
l’amendement à l’article 21 de la Constitution et l’adoption de la loi no 1145 sur la perte de la
nationalité nicaraguayenne, sachant que tous ces textes sont contraires au droit international
des droits de l’homme, empêchent les victimes de violations des droits de l’homme d’exercer
leur droit à un recours utile, y compris le droit d’obtenir réparation et le droit à la pleine
divulgation de la vérité, et restreignent encore davantage les droits à la liberté d’opinion et
d’expression, d’association, de réunion pacifique et de circulation, le droit à la nationalité, le
droit de prendre part à la conduite des affaires publiques et le droit à la vie privée, tels qu’ils
sont consacrés par le droit international, en limitant de façon injustifiée la participation
politique et les activités des défenseurs des droits de l’homme et de la société civile,
Condamnant la poursuite du recours à la détention arbitraire et les nouvelles
détentions arbitraires dont ont fait l’objet, notamment dans le contexte des élections
municipales de 2022, des dirigeants politiques, des défenseurs des droits de l’homme, des
entrepreneurs, des journalistes, des dirigeants religieux, des représentants des peuples
autochtones, des personnes d’ascendance africaine, des responsables du monde paysan, des
dirigeants de mouvements étudiants, des membres d’organisations de la société civile et des
proches de dissidents réels ou considérés comme tels, entre autres, et se déclarant
profondément inquiet pour l’intégrité et l’état de santé de ces personnes et préoccupé par le
traitement qui leur est réservé et leurs conditions de détention, qui peuvent s’apparenter à de
la torture ou à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, considérant la
situation particulièrement précaire des personnes âgées et des personnes malades, ainsi que
des femmes et des filles, en détention,
Rappelant la résolution 70/175 du 17 décembre 2015 sur l’Ensemble de règles minima
des Nations Unies pour le traitement des détenus (Règles Nelson Mandela), dans laquelle
l’Assemblée générale établit que les sanctions disciplinaires ou mesures de restriction ne
doivent pas consister en une interdiction de contacts avec la famille et que ceux-ci ne peuvent
être restreints que pour une période limitée, lorsque cela est strictement nécessaire pour assurer
le maintien de l’ordre et de la sécurité, la résolution de l’Assemblée 65/229 du 21 décembre
2010 sur les Règles des Nations Unies concernant le traitement des détenues et l’imposition
de mesures non privatives de liberté aux délinquantes (Règles de Bangkok), qui interdisent les
comportements répréhensibles et les violences à caractère sexuel à l’égard des femmes et des
filles en détention, ainsi que les résolutions de l’Assemblée générale 77/209 et 77/219 du
15 décembre 2022 sur, respectivement, la torture et autres peines ou traitements cruels,
inhumains ou dégradants, et les droits de l’homme dans l’administration de la justice, qui
renvoient toutes les deux aux Principes relatifs aux entretiens efficaces dans le cadre
d’enquêtes et de collecte d’informations (Principes Méndez),
Se déclarant gravement préoccupé par des informations continuant à faire état de
procès de personnes détenues arbitrairement, tenus au mépris des garanties d’une procédure
régulière, notamment du droit de chacun d’être présumé innocent jusqu’à ce que sa
culpabilité ait été établie, du droit à ce que sa cause soit entendue équitablement et
publiquement par un tribunal compétent, indépendant et impartial, et du droit de disposer du
temps et des moyens nécessaires à la préparation de sa défense,
Prenant acte de la décision du Nicaragua de libérer 222 prisonniers politiques le
9 février 2023, et se déclarant vivement inquiet de leur expulsion par le Nicaragua,
Condamnant avec la plus grande fermeté la décision du Nicaragua de retirer
arbitrairement la nationalité nicaraguayenne aux 222 prisonniers politiques expulsés le
9 février 2023, à 94 autres personnes le 14 février 2023 et à d’autres prisonniers politiques
qui restent dans le pays, en violation de leur droit fondamental à une nationalité, les exposant
ainsi, en tant qu’apatrides, à de nouvelles violations des droits de l’homme et à d’autres
atteintes à ces droits,
Rappelant que les personnes privées arbitrairement de nationalité sont protégées par
le droit international relatif aux droits de l’homme et relatif aux réfugiés, ainsi que par les
instruments relatifs à l’apatridie, notamment, à l’égard des États parties, par la Convention
GE.23-06430
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