E/CN.6/2024/L.3
47. La Commission réaffirme que la concrétisation de l’égalité des genres,
l’avancement de toutes les femmes et de toutes les filles et le plein exercice de leurs
droits humains sont essentiels à la réalisation d’une croissance économique et d’un
développement durable qui soient soutenus, partagés et équitables. Elle rappelle que
le Programme 2030 et le Programme d’action d’Addis-Abeba présentent des
politiques qui visent, entre autres, à accroître l’inclusion financière ; à faire en sorte
que les politiques et les réglementations favorisent de façon équilibrée la stabilité et
l’intégrité des marchés financiers et la promotion de l’inclusion financière, et assurent
une protection adéquate des consommateurs ; à appuyer le renforcement de la
compréhension des questions financières et des capacités des pays en développement
et à permettre à chacun et chacune, notamment les femmes vivant dans la pauvreté,
d’avoir pleinement accès, sur un pied d’égalité, aux services financiers formels. Elle
constate que le manque d’accès aux services financiers exacerbe les difficultés que
rencontrent les femmes vivant dans la pauvreté. En outre, les femmes qui travaillent
dans le secteur non structuré de l’économie ou qui possèdent ou dirigent une
entreprise, y compris une microentreprise informelle, se heurtent souvent à des
obstacles majeurs s’agissant d’accéder sur un pied d’égalité au financement, aux
institutions financières, aux services financiers et à la formation professionnelle.
48. La Commission souligne qu’il importe tout particulièrement d’ apporter en
temps voulu des solutions prévisibles, efficaces, globales et durables aux problèmes
d’endettement des pays en développement afin de favoriser leur croissance
économique et leur développement durable et de créer une marge de manœuvre
suffisante pour leur permettre de s’attaquer aux problèmes que rencontrent les
femmes et les filles qui vivent dans la pauvreté.
49. La Commission souligne qu’il importe de mobiliser des ressources de façon
équitable et de cibler les investissements et les politiques qui visent à réaliser l’égalité
des genres et à assurer l’avancement de toutes les femmes et de toutes les filles, ainsi
qu’à éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et dans toutes ses dimensions, y
compris l’extrême pauvreté des femmes et des filles. Elle note les efforts entrepris
par le Secrétaire général pour combler le déficit de financement des objectifs de
développement durable au moyen d’un plan de relance des objectifs de
développement durable afin d’augmenter rapidement le financement des progrès sur
la voie de la réalisation de ces objectifs. Elle estime qu’il importe de renforcer la
coopération internationale pour le développement et de maximiser son efficacité, sa
transparence, son incidence et ses résultats.
50. La Commission salue les contributions majeures des organisations de la société
civile, en particulier des organisations de femmes, de jeunes femmes, de filles et de
jeunes, des organisations locales et communautaires, des groupes ruraux, autochtones
et féministes, des défenseuses des droits humains, des femmes journalistes et
professionnelles des médias et des syndicats à la promotion et à la protection d es
droits humains de toutes les femmes et de toutes les filles, à la prise en compte de
leurs intérêts, de leurs besoins et de leurs visions dans les programmes locaux,
nationaux, régionaux et internationaux et à la conception, à la mise en œuvre, au suivi
et à l’évaluation des mesures visant à parvenir à l’égalité des genres et à l’avancement
de toutes les femmes et de toutes les filles, notamment par la lutte contre la pauvreté,
le renforcement des institutions et un financement tenant compte des question s de
genre. Elle s’inquiète du fait que ces organisations de la société civile se heurtent à
nombre de difficultés et d’obstacles qui entravent une participation et un leadership
pleins, égaux et véritables, notamment la diminution des financements, ainsi que la
violence, le harcèlement et les représailles contre leurs membres et les menaces à leur
intégrité physique.
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