E/CN.6/2024/L.3
professionnelle abordables, est essentiel pour aider les femmes et les filles à sortir de
la pauvreté et à surmonter leurs vulnérabilités. À cet égard, elle souligne qu’il importe
de remédier à la pénurie de personnel enseignant qualifié et à l’état insatisfaisant des
programmes d’étude, des équipements et des infrastructures scolaires. Elle réaffirme
également qu’il importe d’assurer l’avancement des femmes et des filles dans le cadre
et au moyen de l’éducation, ainsi que des environnements d’apprentissage sûrs, sains
et stimulants qui soient propices au plein épanouissement des apprenantes et
apprenants et à leur bien-être physique, mental et émotionnel.
28. La Commission est préoccupée par les différences qui existent à l’intérieur des
pays et entre eux du point de vue du rythme du développement social et économique
et de l’accès à l’éducation, ainsi que par les obstacles structurels et systémiques qui
nuisent à la capacité des femmes et des filles d’accéder en toute sécurité à une
éducation équitable et de qualité, d’y être sensibilisées et d’acquérir les connaissances
et les compétences nécessaires à leur avancement social et, pour les femmes, à leur
avancement économique, en particulier dans les pays en développement, notamment
les pays les moins avancés, dans les petits États insulaires en développement et dans
les pays d’Afrique.
29. La Commission réaffirme que le droit de jouir du meilleur état de santé physique
et mentale possible est indispensable à la réalisation de l’égalité des genres et à
l’avancement des femmes, notamment leur avancement économique ainsi que leur
participation et leur leadership pleins, égaux et véritables dans l es sphères publique
et privée. Elle est consciente que la prestation de services d’approvisionnement en
eau potable, d’assainissement, d’hygiène, de traitement des déchets et d’électricité
est essentielle pour parvenir à une couverture sanitaire universelle, renforcer les soins
de santé primaires, améliorer la qualité des soins et réduire les coûts et les
répercussions de la propagation de la résistance aux antimicrobiens. Elle est vivement
préoccupée par le fait que les progrès dans la réduction de la mortalité maternelle ont
stagné ces dernières années, près de 95 % de ces décès survenant dans des pays à
revenu faible ou intermédiaire inférieur. Elle estime que les causes, l’expérience et
les conséquences de la pauvreté peuvent avoir une incidence disproportionnée sur les
femmes et les filles, qui ont parfois un accès limité ou inexistant à des services de
soins de santé sûrs, disponibles, accessibles, inclusifs et de qualité à un coût
abordable, notamment les services liés à la santé mentale, à la santé maternelle et
néonatale, et à la gestion de la santé et de l’hygiène menstruelles, et souligne qu’il
importe de garantir un accès universel à des services de soins de santé sexuelle et
procréative, y compris à des fins de planification familiale, d’information et de
sensibilisation. Elle note également que les femmes qui ont des problèmes de santé
physique ou mentale risquent davantage de subir des violences sexuelles et fondées
sur le genre, et que la violence est un facteur de risque de problèmes de santé mentale,
de maladies non transmissibles et de problèmes de santé chroniques.
30. La Commission reconnaît que les femmes et les filles assument une part
disproportionnée des soins et des travaux domestiques non rémunérés, ce qui limite
la capacité des femmes de participer au marché du travail et aux proce ssus
décisionnels et d’occuper des postes de haut niveau, et impose des contraintes
importantes à l’éducation et à la formation des femmes et des filles, ainsi qu’aux
perspectives économiques et aux activités entrepreneuriales des femmes, y compris
dans le contexte de la lutte contre la pauvreté, du renforcement des institutions et d’un
financement tenant compte des questions de genre. Elle souligne qu’il faut définir et
adopter des mesures permettant de réduire et de redistribuer les soins et les travaux
domestiques non rémunérés et d’en mesurer la valeur, en favorisant un partage égal
des responsabilités entre les femmes et les hommes et entre les filles et les garçons
au sein du ménage et en accordant notamment la priorité à la mise en place
d’infrastructures durables, à des politiques de protection sociale et à des services
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