A/RES/62/126
5.
Les gouvernements devraient faire en sorte que les jeunes puissent mieux
accéder à l’enseignement technique, secondaire et supérieur et veiller à ce que les
programmes d’enseignement correspondent aux exigences du marché du travail, que
la mondialisation fait rapidement évoluer. Il faudrait aussi faciliter le passage de
l’apprentissage à l’emploi.
6.
Les gouvernements devraient instaurer des conditions qui permettent aux
jeunes d’avoir des perspectives, de trouver un emploi et d’accéder à des services
sociaux dans leur propre pays. Il faudrait garantir aux jeunes migrants le plein
exercice de leurs droits fondamentaux, spécialement le droit à être traité
équitablement et sur un pied d’égalité, une protection juridique face, notamment, à
la violence, à l’exploitation et aux discriminations qu’engendrent, par exemple, le
racisme, l’ethnocentrisme, la xénophobie et l’intolérance culturelle, ainsi que des
perspectives économiques et l’accès aux services sociaux selon qu’il convient.
Favoriser l’emploi des jeunes et la formation professionnelle eu égard à la
mondialisation
7.
Pour pallier l’inadéquation des compétences que les jeunes ont acquises aux
spécialisations exigées par les marchés du travail tels que façonnés par la
mondialisation, les gouvernements devraient, avec le concours adéquat de la
communauté internationale, financer et dispenser une instruction scolaire et
extrascolaire afin que les jeunes puissent obtenir les compétences requises, y
compris dans le cadre de programmes de formation professionnelle.
8.
Parallèlement, les gouvernements devraient favoriser l’accès à l’emploi par
des politiques intégrées propices à la création d’emplois de type nouveau et de
qualité pour les jeunes et leur faciliter l’accès à ces emplois.
Mettre en place des dispositifs d’observation des effets de la mondialisation sur
les jeunes
9.
Les gouvernements devraient déterminer dans quelle mesure les jeunes tirent
profit de la mondialisation et formuler et exécuter des programmes susceptibles de
permettre aux jeunes de mieux tirer parti des avantages qu’elle procure.
II.
Technologies de l’information et des communications
10. Les technologies de l’information et des communications (TIC), tout comme
les infrastructures, occupent une place toujours plus importante dans le monde des
affaires et dans les échanges. Pour les ouvrir davantage à tous, il faudrait éliminer
les obstacles qui s’opposent à l’accès universel, omniprésent, équitable et abordable
à l’information, en particulier ceux qui empêchent de réduire la fracture numérique
et entravent le développement économique, social et culturel des pays, spécialement
des pays en développement, et la prospérité de leurs habitants, notamment les
jeunes. Les TIC offrent de grandes promesses pour ce qui est d’élargir l’accès à un
enseignement de qualité, de stimuler l’alphabétisation et l’enseignement primaire
universel et de faciliter le processus même d’apprentissage, ce qui jetterait les
fondements d’une société de l’information vraiment ouverte et axée sur le
développement, ainsi que d’une économie du savoir respectueuse de la diversité
culturelle et linguistique.
11. Les jeunes sont particulièrement intéressés par les nouvelles technologies et ils
savent les exploiter. Les TIC leur donnent de nouveaux moyens d’action en ce
qu’elles leur permettent de franchir les distances et de surmonter les handicaps
socioéconomiques. L’Internet, par exemple, leur donne accès à des informations sur
8
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