A/RES/72/271
Amélioration de la sécurité routière mondiale
17. Invite les États Membres à partager aux niveaux bilatéral, régional et
international, selon qu’il convient et à la demande d’autres États Membres, y compris
dans le cadre de l’Organisation mondiale de la Santé, les pratiques optimales et les
normes exemplaires relatives aux causes des accidents de la route et à leur prévention,
ce qui peut être fondamental pour pallier le manque d ’information ;
18. Prie instamment les États Membres d’appliquer des politiques de sécurité
routière propres à assurer la protection des personnes vulnérables qui font partie des
usagers de la route, en particulier des enfants, des jeunes, des personnes âgées et des
personnes handicapées, conformément aux instruments juridiques des Nations Unies,
notamment la Convention relative aux droits de l’enfant 10 et la Convention relative
aux droits des personnes handicapées 11 ;
19. Encourage les États Membres et les entités du secteur privé qui ne l’ont
pas encore fait à mettre en place un dispositif efficace visant à réduire le nombre
d’accidents causés par des conducteurs professionnels, y compris de véhicules
utilitaires, et liés à des risques associés à leur activité, comme la fatigue, ains i que le
nombre de personnes tuées et blessées dans ces accidents ;
20. Invite les États Membres à tenir pleinement compte de l’égalité des sexes
dans toutes les activités d’élaboration et de mise en œuvre de politiques ayant trait à
la mobilité et à la sécurité routière, notamment en ce qui concerne les routes, leurs
abords et les transports publics ;
21. Encourage les États Membres à élaborer et à appliquer des législations et
des politiques complètes sur les motocycles encadrant l’apprentissage, la délivrance
des permis de conduire, l’immatriculation et les caractéristiques techniques des
véhicules, ainsi que le port du casque et de l’équipement de protection individuelle,
conformément aux normes internationales en vigueur, compte tenu du nombre
croissant et disproportionné de motocyclistes tués et blessés dans le monde, en
particulier dans les pays en développement ;
22. Invite les États Membres à élaborer, avec la participation des employeurs
et des travailleurs, des politiques publiques visant à ré duire le nombre d’accidents de
la route qui se produisent dans le cadre professionnel, afin de faire respecter les
normes internationales relatives à la sécurité et à la santé au travail, à la sécurité
routière et aux conditions souhaitables des routes et des véhicules, en accordant une
attention particulière à la question des conducteurs professionnels, y compris les
conditions de travail des conducteurs de véhicules utilitaires ;
23. Invite également les États Membres à offrir aux personnes blessées ou
handicapées à la suite d’un accident de la route un accès rapide à la rééducation et la
possibilité de se réinsérer aussi vite que possible dans la société, notamment dans le
monde du travail, et à proposer aux victimes et à leurs proches un accompagnement
global ;
24. Invite en outre les États Membres à poursuivre la mise en place, pour les
conducteurs professionnels, de cadres de compétences conformes aux normes
reconnues au niveau international concernant l’apprentissage, l’obtention des brevets
et des permis, la restriction du nombre d’heures successives de conduite et les
conditions de travail en vue de lutter contre les principales causes d ’accident faisant
intervenir des véhicules utilitaires lourds, sachant que la distraction en fait partie ;
25. Invite les États Membres à soutenir, dans la mesure nécessaire, l’action de
l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour la sécurité routière ;
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Ibid., vol. 1577, n o 27531.
Ibid., vol. 2515, n o 44910.
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