Droits humains et extrême pauvreté
A/RES/79/178
santé, à l’éducation et au travail décent dans les villes et d’autres établissements
humains,
Considérant que l’élimination de l’extrême pauvreté est un impératif majeur à
l’heure de la mondialisation et qu’elle nécessite une action coordonnée et suivie qui
ne laisse personne de côté et qui fasse appel à des mesures décisives au niveau
national et à la coopération internationale, et reconnaissant à cet égard que le secteur
privé, notamment les entreprises, joue un rôle important dans l’élimination de
l’extrême pauvreté,
Rappelant les Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de
l’homme 19, auxquels le Conseil des droits de l’homme a souscrit dans sa résolution
17/4 du 16 juin 2011 20, qui ont établi un cadre visant à prévenir les conséquences
néfastes des activités des entreprises pour les droits humains et y remédier, sur la base
des trois piliers « protéger, respecter et réparer » du cadre de référence des Nations
Unies, et consciente à cet égard des efforts qu’ont entrepris certains États, certaines
entreprises et organisations internationales et certains membres de la société civile
pour appliquer les Principes directeurs,
Considérant que les systèmes de protection sociale apportent une contribution
essentielle à la réalisation des droits humains pour tous, en particulier les personnes
vulnérables ou marginalisées qui sont prises au piège de la pauvreté et soumises à la
discrimination,
Considérant également que les inégalités persistantes et croissantes dans les
pays et entre eux constituent un obstacle majeur à l’élimination de la pauvreté et
touchent tout particulièrement ceux qui vivent dans une extrême pauvreté ou sont
dans une situation de vulnérabilité,
Soulignant qu’il faut combler les fossés numériques qui existent aussi bien entre
les pays développés et les pays en développement qu’à l’intérieur des pays,
notamment le fossé entre les populations rurales et les populations citadines, les
jeunes et les personnes âgées et les femmes et les hommes, et mettre les technologies
numériques au service du développement durable ainsi que de la promotion et de la
protection des droits humains,
Soulignant la nécessité de mieux comprendre et traiter les causes et les
conséquences multidimensionnelles de l’extrême pauvreté,
Réaffirmant que, puisque l’extrême pauvreté généralisée fait obstacle à la
jouissance effective et sans restrictions de tous les droits humains et risque, dans
certaines circonstances, de compromettre le droit à la vie, la communauté
internationale doit continuer de s’attacher à titre hautement prioritaire à l’atténuer
dans l’immédiat, pour finir par l’éliminer,
Soulignant que le respect de tous les droits humains, lesquels sont universels,
indissociables, interdépendants et intimement liés, est d’une importance primordiale
pour tous les programmes et politiques de lutte contre l’extrême pauvreté,
Soulignant également que les chefs d’État et de gouvernement ont fait de
l’élimination de l’extrême pauvreté un objectif prioritaire, à la réalisation duquel il
faut s’atteler d’urgence, ainsi qu’il ressort des textes issus des grandes conférences et
réunions au sommet organisées par les Nations Unies dans les domaines économique
et social et les domaines connexes,
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A/HRC/17/31, annexe.
Voir Documents officiels de l’Assemblée générale, soixante-sixième session, Supplément n o 53
(A/66/53), chap. III, sect. A.
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