A/RES/79/178
Droits humains et extrême pauvreté
sécurité alimentaire mondiale ne cesse de susciter, et des épidémies, ainsi qu’aux
difficultés croissantes que posent les changements climatiques et la perte de diversité
biologique observés partout dans le monde, et surtout dans les pays en
développement, en resserrant la coopération pour aider au renforcement des capacités
nationales ;
17. Réaffirme l’importance décisive de l’accès à une éducation de qualité pour
tous, tout au long de la vie, dans l’élimination de la pauvreté et la réalisation des
autres objectifs de développement définis dans le Programme de développement
durable à l’horizon 2030, en particulier l’importance d’une éducation primaire et
secondaire de qualité, gratuite et équitable et de formations visant à l’élimination de
l’analphabétisme, ainsi que des efforts ayant pour but de développer l’enseignement
secondaire et supérieur, de même que l’enseignement professionnel et la formation
technique, surtout pour les filles et les femmes, de valoriser les ressources humaines,
de mettre en place des infrastructures et d’autonomiser celles et ceux qui vivent dans
la pauvreté, réaffirme à ce propos le Cadre d’action de Dakar, adopté au Forum
mondial sur l’éducation le 28 avril 2000 23 , et la Déclaration d’Incheon intitulée
« Éducation 2030 : Vers une éducation de qualité inclusive et équitable et un
apprentissage tout au long de la vie pour tous », adoptée au Forum mondial sur
l’éducation 2015 24, et note l’importance que revêt la stratégie pour l’élimination de la
pauvreté, en particulier l’extrême pauvreté, définie par l’Organisation des Nations
Unies pour l’éducation, la science et la culture pour appuyer les programmes de
l’Éducation pour tous et contribuer ainsi à la réalisation de l’objectif de
développement durable n o 4 d’ici à 2030 ;
18. Invite le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme à
continuer d’accorder un rang de priorité élevé à la question des rapports entre
l’extrême pauvreté et les droits humains, et invite le Haut-Commissariat à poursuivre
ses travaux dans ce domaine ;
19. Engage les États, les organismes des Nations Unies, en particulier le HautCommissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et le Programme des Nations
Unies pour le développement, les organisations intergouvernementales et les
organisations non gouvernementales, à continuer de prêter l’attention voulue aux
liens entre les droits humains et l’extrême pauvreté, et engage le secteur privé,
y compris les entreprises, et les institutions financières internationales à faire de
même ;
20. Prend note avec intérêt des principes directeurs sur l’extrême pauvreté et
les droits de l’homme, que le Conseil des droits de l’homme a adoptés par sa
résolution 21/11 et qui offrent aux États un outil utile pour élaborer et mettre en œuvre
des politiques de réduction et d’élimination de la pauvreté, selon qu’il convient ;
21. Encourage les gouvernements, les organes, fonds et programmes
compétents des Nations Unies et les institutions spécialisées, les autres organisations
intergouvernementales, les institutions nationales des droits humains ainsi que les
organisations non gouvernementales, les acteurs non étatiques et le secteur privé,
y compris les entreprises, à tenir compte de ces principes pour formuler et mettre en
œuvre leurs politiques et mesures concernant les personnes qui vivent dans l’extrême
pauvreté ;
__________________
Voir Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, Rapport final du
Forum mondial sur l’éducation, Dakar (Sénégal), 26-28 avril 2000 (Paris, 2000).
24
Voir Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, Rapport final du
Forum mondial sur l’éducation 2015, Incheon, République de Corée, 19 -22 mai 2015 (Paris,
2015).
23
8/9
24-24219