Suite donnée à la deuxième Assemblée mondiale sur le vieillissement
A/RES/68/134
personnes âgées, notamment, selon qu’il conviendra, par l’intermédiaire des
institutions nationales chargées de la promotion et de la protection des droits de
l’homme ;
25. Demande également aux États Membres de faire une plus grande place à
la problématique hommes-femmes et à la question du handicap, d’en tenir compte
dans toutes les mesures concernant le vieillissement, et d’éliminer la discrimination
fondée sur l’âge, le sexe ou le handicap, et leur recommande de travailler avec tous
les secteurs de la société, en particulier les organisations qui s’intéressent à la
question, notamment les organisations de personnes âgées, de femmes et de
personnes handicapées, pour démonter les stéréotypes négatifs associés aux
personnes âgées, en particulier celles d’entre elles qui sont des femmes ou des
personnes handicapées, et promouvoir une image positive des personnes âgées ;
26. Affirme que la couverture sanitaire universelle consiste à veiller à ce que
l’ensemble de la population, y compris les personnes âgées, ait accès, sans
discrimination, à des services de base, définis au niveau national, pour ce qui est de la
promotion de la santé, de la prévention, du traitement et de la réadaptation, et à des
médicaments de base sûrs, abordables, efficaces et de qualité, tout en faisant en sorte
que leur coût n’entraîne pas de difficultés financières pour les usagers, en particulier
les pauvres, les personnes vulnérables et les couches marginalisées de la population ;
27. Invite instamment les États Membres à élaborer, mettre en œuvre et
évaluer des politiques et des programmes propres à permettre aux personnes âgées
de rester actives et bien portantes et de jouir du meilleur état de santé et de bien-être
possible, et à faire des soins aux personnes âgées une composante des soins de santé
primaires dans les systèmes de santé nationaux existants ;
28. Affirme l’importance de la formation, de l’éducation et du renforcement
des capacités du personnel de santé, y compris pour ce qui est des soins à domicile ;
29. Invite instamment les États Membres à renforcer les cadres de politique
intersectoriels et les mécanismes institutionnels, selon qu’il conviendra, aux fins
d’une gestion intégrée des mesures de prévention et de maîtrise des maladies non
transmissibles, y compris les services de promotion de la santé, les soins et l’aide
sociale, afin de répondre aux besoins des personnes âgées ;
30. Demande aux États Membres d’examiner la question du bien-être des
personnes âgées et de leur accès à des soins de santé appropriés, et d’intervenir dans
tous les cas de privation de soins, de mauvais traitements et de violence à l’encontre
de personnes âgées, en élaborant et en appliquant des stratégies de prévention plus
efficaces et des lois et politiques plus énergiques pour traiter ces problèmes et leurs
causes sous-jacentes ;
31. Demande également aux États Membres de prendre des mesures
concrètes pour mieux protéger et aider les personnes âgées dans les situations
d’urgence, comme le prévoit le Plan d’action de Madrid ;
32. Souligne qu’il est indispensable, en complément des efforts nationaux de
développement, de renforcer la coopération internationale afin d’aider les pays en
développement à appliquer le Plan d’action de Madrid, sachant l’importance de
l’assistance et de l’aide financière ;
33. Engage les États Membres à veiller à ce que le principe de la nondiscrimination entre les âges soit effectivement incorporé dans les politiques et les
programmes de santé, et à ce que l’application de ces politiques et programmes
fasse l’objet de contrôles réguliers ;
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