A/HRC/RES/37/21
14.
Dénonce toute tentative d’imposer des mesures coercitives unilatérales et la
tendance croissante à ce faire, notamment au moyen de l’adoption de lois d’application
extraterritoriale ;
15.
Rappelle que la Déclaration de principes adoptée à l’issue de la première
phase du Sommet mondial de la société de l’information, tenu à Genève en décembre 2003,
engage vivement les États à éviter toute action unilatérale dans l’édification de la société
de l’information ;
16.
Souligne qu’il est nécessaire que le système des droits de l’homme de l’ONU
dispose d’un mécanisme indépendant permettant aux victimes de mesures coercitives
unilatérales de former des recours et de demander réparation afin de promouvoir
l’application du principe de responsabilité ainsi que l’octroi de réparations ;
17.
Invite instamment tous ses rapporteurs spéciaux et mécanismes thématiques
existants chargés de questions liées aux droits économiques, sociaux et culturels à accorder
l’attention voulue, dans le cadre de leurs mandats respectifs, aux conséquences et aux effets
négatifs des mesures coercitives unilatérales et à coopérer avec le Rapporteur spécial sur les
effets négatifs des mesures coercitives unilatérales sur l’exercice des droits de l’homme afin
de l’aider à s’acquitter de son mandat ;
18.
Estime qu’il importe de réunir des informations quantitatives et qualitatives
sur les effets négatifs de l’application de mesures coercitives unilatérales, afin d’amener les
responsables de violations des droits de l’homme découlant de l’application de pareilles
mesures contre tel ou tel État à rendre compte de leurs actes ;
19.
Constate qu’il importe de veiller à ce que tous ses organes subsidiaires et
tous les organes de l’Organisation des Nations Unis créés en vertu d’instruments relatifs
aux droits de l’homme compétents tiennent systématiquement compte de la question des
effets négatifs des mesures coercitives unilatérales sur l’exercice des droits de l’homme et
mènent certaines activités, par exemple pendant l’examen des rapports périodiques soumis
par les États à ces organes et au titre de l’Examen périodique universel ;
20.
Décide de prendre dûment en considération la question des effets négatifs des
mesures coercitives unilatérales sur les droits de l’homme dans les activités qu’il mène pour
faire respecter le droit au développement ;
21.
Prend note avec intérêt du rapport du Rapporteur spécial sur les effets
négatifs des mesures coercitives unilatérales sur l’exercice des droits de l’homme2 ;
22.
Prie le Rapporteur spécial sur les effets négatifs des mesures coercitives
unilatérales sur l’exercice des droits de l’homme de répertorier et de proposer des mesures
concrètes pour mettre fin aux mesures coercitives unilatérales entravant l’exercice des
droits de l’homme de ceux qui en sont les victimes, et de se focaliser sur les ressources et
indemnisations nécessaires pour promouvoir le principe de responsabilité et l’octroi de
réparations aux victimes dans les prochains rapports qu’il adressera au Conseil et à
l’Assemblée générale ;
23.
Prie aussi le Rapporteur spécial, compte tenu des points de vue exprimés par
les États Membres, de répertorier un ensemble d’éléments à envisager, selon que de besoin,
pour préparer un projet de déclaration des Nations Unies sur effets négatifs des mesures
coercitives unilatérales sur l’exercice des droits de l’homme, et de soumettre ces éléments
au Conseil dans son prochain rapport ;
24.
Constate que le Haut-Commissariat joue un rôle important s’agissant de faire
face aux difficultés provoquées par les mesures coercitives unilatérales et leurs effets
négatifs sur les droits fondamentaux des peuples et des personnes qui souhaitent réaliser
leurs droits économiques et sociaux, y compris le droit au développement ;
2
GE.18-05889
A/HRC/36/44.
5
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