A/RES/59/221
28. Se déclare préoccupée par l’adoption d’un certain nombre de mesures
unilatérales qui ne sont pas compatibles avec les règles de l’Organisation mondiale
du commerce, qui nuisent aux exportations de tous les pays, en particulier celles des
pays en développement, et qui ont des incidences considérables sur les négociations
en cours de l’Organisation mondiale du commerce et sur les efforts tendant à ce que
la dimension développement des négociations commerciales soit concrétisée et
renforcée ;
29. Insiste sur l’importance qu’il y a à améliorer les infrastructures et les
capacités humaines, institutionnelles et réglementaires, ainsi que celles concernant
la recherche et le développement, en vue de renforcer la capacité et la compétitivité
de l’offre, et à mettre en place un climat international propice à une intégration
complète et effective des pays en développement et des pays en transition dans le
système commercial international ;
30. Souligne qu’il importe de renforcer et de faciliter le commerce,
l’investissement et l’activité des entreprises en adoptant des mesures internes
appropriées, en créant des conditions propres à encourager les investissements aux
niveaux local, régional et international, et en déployant des efforts pour prévenir et
supprimer les pratiques qui nuisent à la concurrence, promouvoir la responsabilité
des entreprises, y compris l’obligation de rendre compte, aux niveaux tant national
qu’international, afin de permettre aux producteurs, aux entreprises et aux
consommateurs des pays en développement de tirer parti de la libéralisation des
échanges, et engage les pays en développement à envisager d’adopter des lois et
mesures d’encadrement de la concurrence qui soient adaptées à leurs besoins de
développement, assorties d’une aide technique et financière aux fins du
renforcement des capacités, en tenant dûment compte de leurs objectifs nationaux et
dans la limite de leurs capacités ;
31. Note que, dans les documents issus de sa onzième session, la Conférence
des Nations Unies sur le commerce et le développement a souligné qu’il importe
que tous les pays améliorent la cohérence entre leurs stratégies de développement et
les processus économiques mondiaux aux fins de la croissance économique et du
développement, notamment des pays en développement, et dans ce contexte a
renforcé le consensus selon lequel le commerce est un moyen de parvenir à la
croissance et au développement, et le système commercial international et les
négociations commerciales doivent concourir au développement ;
32. Note également l’importance et le caractère unique du mandat de la
Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, réaffirmés à la
onzième session de la Conférence, et appuie les travaux qu’elle continue de mener,
en coopération avec les organisations internationales compétentes, pour favoriser
l’intégration effective et avantageuse des pays en développement et des pays en
transition dans l’économie mondiale ;
33. Invite la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le
développement, conformément à son mandat, à surveiller et à évaluer l’évolution du
système commercial international ainsi que les tendances du commerce international
du point de vue du développement et, en particulier, à étudier les questions
intéressant les pays en développement et les pays en transition, en aidant ceux-ci à
formuler, appliquer et revoir leurs politiques et options dans le domaine du
commerce et les domaines apparentés pour qu’ils participent au maximum au
commerce mondial ;
34. Réaffirme qu’il importe d’appuyer les programmes et les activités de
coopération technique et de renforcement des capacités de la Conférence des
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