A/HRC/RES/56/8
Sachant que, comme il est dit dans la Convention-cadre des Nations Unies sur les
changements climatiques, les mesures prises pour parer aux changements climatiques doivent
être étroitement coordonnées avec le développement social et économique, afin d’éviter toute
incidence néfaste sur ce dernier, compte pleinement tenu des besoins prioritaires légitimes
des pays en développement s’agissant d’assurer une croissance économique durable,
d’éliminer la pauvreté, et, en outre, conscient de la nécessité de vaincre la faim et la
malnutrition et de garantir la résilience des moyens de subsistance face aux pertes et
préjudices causés par les phénomènes météorologiques extrêmes et les phénomènes qui se
manifestent lentement,
Considérant que la pauvreté, sous toutes ses formes et dans toutes ses dimensions,
y compris l’extrême pauvreté, est l’une des plus graves menaces qui pèsent sur le monde, et
que l’élimination de la pauvreté, de la faim et de la malnutrition est indispensable à la
réalisation des objectifs de développement durable et à la résilience face aux changements
climatiques, à la promotion et à la protection des droits de l’homme, notamment à la pleine
réalisation du droit à un niveau de vie suffisant, et à la résilience des moyens de subsistance,
en particulier dans les pays en développement, y compris les petits États insulaires en
développement et les pays les moins avancés, ainsi que dans les autres pays qui subissent de
manière disproportionnée les effets néfastes des changements climatiques du fait de leur
vulnérabilité climatique,
Insistant sur le fait que les obligations, normes et principes en matière de droits de
l’homme peuvent éclairer et renforcer l’élaboration des politiques internationales, régionales
et nationales dans le domaine des changements climatiques, et accroître ainsi la cohérence
des mesures, leur légitimité et la pérennité des résultats,
Soulignant que les effets néfastes des changements climatiques ont une série
d’incidences, tant directes qu’indirectes et d’autant plus fortes que le réchauffement
s’accentue, sur l’exercice effectif des droits de l’homme, notamment le droit à la vie, le droit
à une alimentation adéquate, le droit de jouir du meilleur état de santé physique et mentale
possible, le droit à un logement convenable, le droit à l’autodétermination, le droit à l’eau
potable et à l’assainissement, le droit au travail et le droit au développement, et rappelant
qu’en aucun cas un peuple ne peut être privé de ses propres moyens de subsistance,
Constatant avec préoccupation que, si les incidences susmentionnées touchent des
personnes et des populations partout dans le monde, les effets néfastes des changements
climatiques sont ressentis le plus durement par les groupes de population déjà rendus
vulnérables par des facteurs tels que la situation géographique, la pauvreté, le sexe, l’âge, la
race, l’origine ethnique, le statut d’autochtone ou l’appartenance à une minorité, l’origine
nationale ou sociale, la naissance ou toute autre situation, et le handicap, entre autres,
Constatant avec une extrême préoccupation que les changements climatiques
constituent une menace existentielle pour certains pays et qu’ils entravent déjà l’exercice
plein et effectif des droits de l’homme consacrés par la Déclaration universelle des droits de
l’homme et d’autres instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme,
Rappelant que l’Accord de Paris reconnaît que les Parties peuvent être touchées non
seulement par les changements climatiques, mais aussi par les effets des mesures de riposte
à ces changements, et souligne qu’il existe des liens intrinsèques entre l’action et la riposte
face aux changements climatiques et à leurs effets et un accès équitable au développement
durable et à l’élimination de la pauvreté,
Tenant compte des impératifs d’une transition juste pour la population active et de la
création d’emplois décents et de qualité conformément aux priorités de développement
définies au niveau national, et rappelant le paragraphe 85 de la décision 1/CMA.3 3, dans
lequel il a été jugé nécessaire de garantir une transition juste qui favorise le développement
durable et l’élimination de la pauvreté, ainsi que la création d’emplois décents et de qualité,
notamment en rendant les flux financiers compatibles avec un profil d’évolution vers un
développement à faible émission de gaz à effet de serre et résilient face aux changements
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GE.24-13017
FCCC/PA/CMA/2021/10/Add.1.
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