A/HRC/RES/49/33 Soulignant le rôle que jouent les mécanismes de prévention des incidents et d’intervention de Gali et d’Ergneti dans la recherche de solutions durables propres à assurer la sécurité et à satisfaire les besoins humanitaires des personnes touchées sur place par le conflit, Se félicitant de la coopération du Gouvernement géorgien avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et son bureau à Tbilissi et avec d’autres mécanismes et acteurs internationaux et régionaux des droits de l’homme, Se félicitant également de l’assistance technique continue que le Haut-Commissariat fournit par l’intermédiaire de son bureau à Tbilissi, Reconnaissant l’importance des rapports de la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme et de son prédécesseur1, et prenant note des recommandations qu’ils y ont formulées, Condamnant les prétendues « élections législatives » illégitimes tenues en Abkhazie (Géorgie) le 12 mars 2022, et les prétendues « élections présidentielles » illégitimes prévues dans la région de Tskhinvali/Ossétie du Sud (Géorgie), en avril 2022, Soulignant les conclusions formulées par la Haute-Commissaire et son prédécesseur dans ces rapports, dans lesquels ils insistaient sur la responsabilité incombant aux autorités qui contrôlent l’Abkhazie (Géorgie) et la région de Tskhinvali/Ossétie du Sud (Géorgie) de veiller au respect des libertés fondamentales et des droits de l’homme de toutes les personnes qui y vivent et de s’opposer à tout comportement violant leurs droits humains ou y portant atteinte, et disaient regretter que les autorités qui contrôlent ces deux régions aient persisté à refuser d’accorder un accès immédiat et sans entrave à ces régions aux fonctionnaires du Haut-Commissariat et aux mécanismes des Nations Unies relatifs aux droits de l’homme, Se déclarant gravement préoccupé par la poursuite du processus d’installation et d’avancement des clôtures en fil de fer barbelé et de différentes barrières artificielles, qui sont appliquées périodiquement le long de la ligne de démarcation administrative en Abkhazie (Géorgie) et dans la région de Tskhinvali/Ossétie du Sud (Géorgie) et dans les zones adjacentes, y compris pendant la pandémie de coronavirus (COVID-19), qui continue d’avoir des effets négatifs sur la situation socioéconomique déjà difficile des populations touchées par le conflit, ainsi que sur leur sentiment de sécurité, tout en les empêchant d’avoir accès aux biens, aux pâturages et aux terres agricoles, aux sites religieux et aux cimetières, Notant avec préoccupation que, malgré l’appel du Secrétaire général à un cessez-lefeu global immédiat, la situation des droits de l’homme s’est encore détériorée dans les deux régions géorgiennes, notamment en raison de la multiplication des violations et des restrictions à l’accès humanitaire, Se déclarant gravement préoccupé par les diverses formes de discrimination dont seraient victimes des Géorgiens de souche, les cas de torture et d’autres formes de mauvais traitements, les atteintes au droit à la vie, au droit à la liberté et à la sécurité de la personne, au droit de jouir du meilleur état de santé susceptible d’être atteint et au droit à la propriété, les enlèvements, les restrictions imposées à l’enseignement dans la langue maternelle dans les deux régions géorgiennes et la persistance de la pratique consistant à détruire, dans la région de Tskhinvali/Ossétie du Sud (Géorgie), les ruines de logements appartenant à des personnes déplacées, ainsi que par l’effacement et la dégradation des attributs géorgiens des monuments faisant partie du patrimoine culturel géorgien dans les deux régions, Se déclarant également gravement préoccupé par les conséquences négatives de la fermeture prolongée de ce qu’il est convenu d’appeler les points de passage et des restrictions croissantes à la liberté de circulation, en particulier le refus, par les autorités exerçant un contrôle effectif dans les deux régions, d’autoriser les évacuations médicales, ce qui a contribué à un certain nombre de décès et à l’isolement accru des régions, aggravant ainsi la situation humanitaire et socioéconomique sur le terrain, qui est encore aggravée par la pandémie de COVID-19, en particulier en ce qui concerne le plein exercice par les femmes et les filles de tous les droits humains, 1 2 A/HRC/36/65, A/HRC/39/44, A/HRC/42/34, A/HRC/45/54 et A/HRC/48/45. GE.22-05085

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