A/RES/58/229
Se déclarant également préoccupée par les destructions considérables par
Israël, puissance occupante, au cours de la période récente, de terres agricoles et de
vergers dans le territoire palestinien occupé, notamment l’arrachage d’un grand
nombre d’oliviers,
Consciente des répercussions néfastes des colonies de peuplement israéliennes
sur les ressources naturelles du territoire palestinien et des autres territoires arabes,
en particulier la confiscation de terres et le détournement forcé de ressources en eau,
et des conséquences économiques et sociales dramatiques qu’elles entraînent,
Consciente également des répercussions néfastes sur les ressources naturelles
du territoire palestinien du mur qu’Israël construit à l’intérieur du territoire
palestinien occupé, en particulier à Jérusalem-Est et alentour, et de ses effets graves
sur les conditions économiques et sociales du peuple palestinien,
Réaffirmant la nécessité d’une reprise immédiate des négociations dans le
cadre du processus de paix au Moyen-Orient, qui est fondé sur les résolutions du
Conseil de sécurité 242 (1967), 338 (1973) du 22 octobre 1973, 425 (1978) du 19
mars 1978 et 1397 (2002) du 12 mars 2002, sur le principe « terre contre paix » et
sur la Feuille de route du Quatuor axée sur des résultats en vue d’un règlement
permanent du conflit israélo-palestinien prévoyant deux États2, telle qu’elle a été
approuvée par le Conseil dans sa résolution 1515 (2003) du 19 novembre 2003, et
d’un règlement final dans tous les domaines,
Rappelant la nécessité de mettre fin à tous les actes de violence, y compris les
actes de terreur, de provocation, d’incitation et de destruction,
Prenant acte de la note du Secrétaire général transmettant le rapport établi par
la Commission économique et sociale pour l’Asie occidentale sur les répercussions
économiques et sociales de l’occupation israélienne sur les conditions de vie du
peuple palestinien dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem, et de la
population arabe du Golan syrien occupé 3,
1.
Réaffirme les droits inaliénables du peuple palestinien et de la population
du Golan syrien occupé sur leurs ressources naturelles, notamment leurs terres et
leurs eaux ;
2.
Demande à Israël, puissance occupante, de ne pas exploiter, détruire,
épuiser, ni mettre en péril les ressources naturelles du territoire palestinien occupé, y
compris Jérusalem-Est, et du Golan syrien occupé ;
3.
Reconnaît le droit du peuple palestinien de demander réparation en cas
d’exploitation, de destruction, d’épuisement ou de mise en péril de ses ressources
naturelles, et exprime l’espoir que cette question sera traitée dans le cadre des
négociations sur le statut définitif entre les parties palestinienne et israélienne ;
4.
Prie le Secrétaire général de lui rendre compte, à sa cinquante-neuvième
session, de l’application de la présente résolution, et décide d’inscrire à l’ordre du
jour provisoire de sa cinquante-neuvième session la question intitulée
« Souveraineté permanente du peuple palestinien dans le territoire palestinien
occupé, y compris Jérusalem-Est, et de la population arabe dans le Golan syrien
occupé sur leurs ressources naturelles ».
_______________
2
3
2
Voir S/2003/529, annexe.
A/58/75-E/2003/21.
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