A/RES/59/175 2. Se déclare résolue à s’opposer aux programmes et activités politiques de ce type qui sont de nature à compromettre l’exercice des droits de l’homme et des libertés fondamentales et la jouissance de l’égalité des chances ; Exhorte les États à prendre toutes les mesures possibles, conformément 3. aux obligations auxquelles ils ont souscrit en vertu des instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme, pour lutter contre les programmes et activités politiques fondés sur des doctrines de supériorité et des idéologies nationalistes violentes qui reposent sur la discrimination raciale ou l’exclusivisme ethnique et la xénophobie, notamment grâce à la diffusion des principes relatifs aux droits de l’homme à tous les niveaux de la société par l’éducation et d’autres moyens ; Prend note des recommandations du Rapporteur spécial de la 4. Commission des droits de l’homme sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée, notamment au sujet de la nécessité pour les États d’exercer un contrôle accru sur les déclarations racistes et xénophobes, en particulier quand elles sont prononcées par des représentants de partis politiques ou d’autres mouvements idéologiques3, et souligne à cet égard que les mesures adoptées pour combattre le racisme doivent être conformes aux engagements qu’ils ont pris en vertu de la Déclaration et du Programme d’action de Durban1 et aux normes internationales en matière de liberté d’expression ; Demande aux États d’entreprendre des activités visant à sensibiliser les 5. jeunes aux droits de l’homme et aux principes démocratiques et à leur inculquer les valeurs de solidarité, de respect et d’appréciation de la diversité, notamment le respect des groupes différents, et de faciliter de telles activités, et affirme qu’un effort particulier ou accru d’information et de sensibilisation des jeunes aux valeurs démocratiques et aux droits de l’homme doit être fait pour lutter contre les idéologies qui reposent sur la théorie erronée de la supériorité raciale ; Prie instamment tous les États d’envisager d’adopter, à titre hautement 6. prioritaire, des mesures appropriées, conformément à leur système juridique national et aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’homme 4, des Pactes internationaux relatifs aux droits de l’homme 5 et de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale 6 pour éliminer les activités engendrant la violence qui reposent sur la discrimination raciale ou l’exclusivisme ethnique et la xénophobie, notamment sur le néonazisme, et de condamner toute propagande et toute organisation fondées sur des idées et des théories de supériorité ; Déclare soutenir les activités du Rapporteur spécial et engage tous les 7. États à lui apporter leur concours dans tous les domaines pour lui permettre de s’acquitter de son mandat ; Prie le Secrétaire général de porter la présente résolution à l’attention des 8. États Membres et des organes et mécanismes pertinents du système des Nations Unies chargés des droits de l’homme. 74 e séance plénière 20 décembre 2004 _______________ 4 Résolution 217 A (III). Résolution 2200 A (XXI), annexe. 6 Résolution 2106 A (XX), annexe. 5 3

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