A/RES/59/256
antivectorielle a été choisi, en utilisant les méthodes les plus expéditives, y compris
la distribution gratuite ou fortement subventionnée de moustiquaires aux groupes
vulnérables ;
7.
Se déclare préoccupée par la multiplication des souches résistantes du
parasite du paludisme dans plusieurs régions du monde ;
8.
Encourage tous les États Membres qui se heurtent au problème de la
résistance des parasites aux monothérapies classiques à remplacer celles-ci par des
polythérapies, comme l’Organisation mondiale de la santé l’a recommandé, et ce
sans tarder ;
9.
Reconnaît l’importance de la mise au point de vaccins efficaces et de
nouveaux médicaments pour prévenir et traiter le paludisme ainsi que la nécessité de
poursuivre et d’accélérer les travaux de recherche, notamment dans le cadre de
partenariats mondiaux efficaces tels que les diverses initiatives concernant les
vaccins antipaludiques et le Partenariat « Médicaments contre le paludisme », en
ayant recours, au besoin, à des mesures d’incitation pour en assurer la mise au
point ;
10. Réaffirme qu’il faut élargir les partenariats public-privé pour la lutte
contre le paludisme et la prévention de cette maladie et, à ce propos, invite
instamment les compagnies pétrolières ayant des activités en Afrique à envisager de
fournir des polymères pour la fabrication de moustiquaires à prix réduit, afin de
contribuer à faire reculer le paludisme en Afrique ;
11. Demande à la communauté internationale de soutenir les investissements
pour la mise au point de nouveaux médicaments antipaludiques et d’insecticides qui
permettraient d’enrayer le paludisme, compte tenu de la résistance croissante des
parasites aux traitements et des moustiques aux insecticides ;
12. Demande également à la communauté internationale de favoriser l’accès
au traitement combiné à l’artémisinine pour les populations africaines exposées aux
souches résistantes de paludisme à falciparum, notamment en consacrant des fonds
supplémentaires, en mettant en place de nouveaux mécanismes de financement pour
aider les pays à se procurer des médicaments combinés à base d’artémisinine, et en
accroissant la production d’artémisinine pour répondre à l’augmentation des
besoins ;
13. Demande en outre à la communauté internationale d’apporter son soutien
à l’action coordonnée menée pour améliorer les systèmes de surveillance, de
contrôle et d’évaluation, afin de mieux suivre l’évolution de la portée des
interventions recommandées dans le cadre de l’initiative « Faire reculer le
paludisme » et le recul ultérieur de la maladie et en rendre compte ;
14. Prie le Secrétaire général, agissant en étroite collaboration avec
l’Organisation mondiale de la santé, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, les
pays en développement et les organisations régionales, notamment l’Union
africaine, d’évaluer en 2005 les mesures prises pour atteindre les objectifs de la miparcours, les moyens d’exécution fournis par la communauté internationale à cette
fin et les objectifs globaux de la Décennie, ainsi que les progrès réalisés dans ce
sens, et de lui en rendre compte à sa soixantième session ;
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